Revirement sur l’aide aux seniors : «Une situation ubuesque» selon Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste du Sénat a fustigé la « situation d’imprévision » du gouvernement après sa volte-face sur un dispositif de soutien aux seniors faisant appel à des aides à domicile.

Revirement sur l’aide aux seniors : «Une situation ubuesque» selon Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste du Sénat a fustigé la « situation d’imprévision » du gouvernement après sa volte-face sur un dispositif de soutien aux seniors faisant appel à des aides à domicile.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On est dans une situation qui est, pour moi, ubuesque. » Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, n’est pas tendre après le gouvernement, qui vient d’effectuer, en 24 heures, un virage à 180 degrés sur l’avenir d’une aide bénéficiant aux retraités. Face à l’impopularité de la fin annoncée d’avantages fiscaux sur l’emploi d’aides à domicile par les seniors (hors cas de dépendance ou de handicap), le Premier ministre s’est résolu à renoncer à ce projet. Édouard Philippe l’a annoncé en pleine séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

« À d’autres époques, on aurait appelé ça un grand couac, en tout cas, une grande cacophonie gouvernementale. On ne peut pas, comme ça, prendre en otage des dizaines de milliers de personnes âgées qui font appel à l’aide à domicile », a reproché Patrick Kanner sur Public Sénat.

Emmanuel Macron « mène une politique au doigt mouillé »

« Je suis très inquiet sur cette méthode de travail. Les personnes âgées de ce pays, nos retraités, ont déjà subi la hausse de la CSG, le gel de leur retraite, ça ne peut pas être la variable des mauvais choix budgétaires du gouvernement », a-t-il ajouté.

Déplorant une « situation d’imprévision » de la part de l’exécutif, l’ancien ministre de François Hollande a fustigé le président de la République qui « mène une politique au doigt mouillé ». « Manifestement, c’est lui qui a signé la fin de la récréation », a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture
5min

Politique

Municipales 2026 : A son tour, le PS accuse LR de « fusion par la base » avec le RN

Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.

Le

Maire et echarpe tricolore
5min

Politique

Municipales 2026 : combien touche un maire dans l’exercice de son mandat ?

Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.

Le

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
8min

Politique

Municipales 2026 : à quelques jours du scrutin, … que disent les derniers sondages ?

À quelques jours du premier tour des élections municipales, le paysage politique des grandes métropoles françaises reste particulièrement mouvant. Dans plusieurs villes clés, les équilibres sont fragiles, les alliances incertaines et les seconds tours encore très ouverts. Droite, gauche, centre et extrême se disputent des bastions historiques dans des configurations souvent inédites.

Le

Illustration d’une mairie
5min

Politique

Municipales 2026 : 9 communes sur 10 connaîtront leur maire à l’issue du premier tour

A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.

Le