Revirement sur l’aide aux seniors : «Une situation ubuesque» selon Patrick Kanner
Le président du groupe socialiste du Sénat a fustigé la « situation d’imprévision » du gouvernement après sa volte-face sur un dispositif de soutien aux seniors faisant appel à des aides à domicile.

Revirement sur l’aide aux seniors : «Une situation ubuesque» selon Patrick Kanner

Le président du groupe socialiste du Sénat a fustigé la « situation d’imprévision » du gouvernement après sa volte-face sur un dispositif de soutien aux seniors faisant appel à des aides à domicile.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On est dans une situation qui est, pour moi, ubuesque. » Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, n’est pas tendre après le gouvernement, qui vient d’effectuer, en 24 heures, un virage à 180 degrés sur l’avenir d’une aide bénéficiant aux retraités. Face à l’impopularité de la fin annoncée d’avantages fiscaux sur l’emploi d’aides à domicile par les seniors (hors cas de dépendance ou de handicap), le Premier ministre s’est résolu à renoncer à ce projet. Édouard Philippe l’a annoncé en pleine séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

« À d’autres époques, on aurait appelé ça un grand couac, en tout cas, une grande cacophonie gouvernementale. On ne peut pas, comme ça, prendre en otage des dizaines de milliers de personnes âgées qui font appel à l’aide à domicile », a reproché Patrick Kanner sur Public Sénat.

Emmanuel Macron « mène une politique au doigt mouillé »

« Je suis très inquiet sur cette méthode de travail. Les personnes âgées de ce pays, nos retraités, ont déjà subi la hausse de la CSG, le gel de leur retraite, ça ne peut pas être la variable des mauvais choix budgétaires du gouvernement », a-t-il ajouté.

Déplorant une « situation d’imprévision » de la part de l’exécutif, l’ancien ministre de François Hollande a fustigé le président de la République qui « mène une politique au doigt mouillé ». « Manifestement, c’est lui qui a signé la fin de la récréation », a-t-il estimé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Revirement sur l’aide aux seniors : «Une situation ubuesque» selon Patrick Kanner
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le