Révision constitutionnelle: “Le référendum, ça ne peut pas marcher”, selon Sarkozy

Révision constitutionnelle: “Le référendum, ça ne peut pas marcher”, selon Sarkozy

Nicolas Sarkozy a estimé mardi, lors d'un discours au Sénat, que "le référendum" sur la révision constitutionnelle, "cela ne peut...
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Nicolas Sarkozy a estimé mardi, lors d'un discours au Sénat, que "le référendum" sur la révision constitutionnelle, "cela ne peut pas marcher", selon des propos rapportés par une sénatrice LR, alors que l'Élysée juge "envisageable" une consultation populaire sur sa réforme.

"Il ne peut y avoir de réforme constitutionnelle avec une posture politicienne. C'est une affaire d'Histoire, pas de politique partisane". "Le référendum et la réforme constitutionnelle, cela ne peut pas marcher", a déclaré l'ancien président de la République, selon des propos reproduits sur Twitter par la sénatrice LR Joëlle Garriaud-Maylam.

"On parlait de l'omniprésident. Apparemment, j'ai fait école", a également déclaré M. Sarkozy, selon un participant.

L'ancien chef de l'État s'exprimait à huis clos devant le groupe de travail élargi sur la révision constitutionnelle souhaitée par Emmanuel Macron.

Il est revenu sur la révision adoptée en 2008 à son initiative lorsqu'il était à l'Élysée, qui a notamment introduit la Question prioritaire de constitutionnalité (QPC), le veto possible du Parlement sur les nominations les plus importantes auxquelles procède le chef de l'État, la limitation du recours à l'article 49, alinéa 3 (responsabilité du gouvernement devant le Parlement) ou encore la possibilité pour le chef de l'État de s'exprimer devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.

Le Premier ministre Édouard Philippe, avec lequel M. Sarkozy s'est entretenu, a entamé mardi des consultations avec les groupes parlementaires. Réduction d'un quart à un tiers du nombre de parlementaires, pas plus de trois mandats identiques dans le temps (hors les communes de moins de 3.500 habitants), 10 à 25% de proportionnelle aux législatives sont projetés, 32 mesures au total, selon des sources dans la majorité.

Le président LR du Sénat Gérard Larcher, qui est notamment opposé au non-cumul dans le temps, a expliqué au Figaro n'avoir "aucune volonté de bloquer la réforme par conservatisme". "Mais on n'a pas mandat non plus de nourrir l'antiparlementarisme et les populismes par effet de mode ou démagogie".

Nicolas Sarkozy a également prôné de "préserver" le scrutin majoritaire pour l'élection des députés, alors que l'exécutif souhaite l'introduction d'une dose de proportionnelle.

L'ancien président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (LR), est allé dans le même devant le groupe de travail, jugeant "l'introduction, au niveau constitutionnel, de dispositions contraignantes quant au mode de scrutin législatif extrêmement dangereuse", selon son intervention transmise à la presse.

M. Accoyer a révélé "un échange" avec Emmanuel Macron "au lendemain de l’échec, aujourd'hui réparé, d'un accord de grande coalition en Allemagne après les dernières élections au Bundestag". Le chef de l'État lui a dit que "d'ailleurs, Angela Merkel (lui) déconseille de changer le mode de scrutin législatif", a assuré l'ancien responsable LR. Mais "avec une petite dose...", aurait ajouté dans le même souffle M. Macron.

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