Revivez le discours d’Emmanuel Macron au Congrès des maires de France
Les temps forts du discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès des Maires de France 

Revivez le discours d’Emmanuel Macron au Congrès des maires de France

Les temps forts du discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès des Maires de France 
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Après Anne Hidalgo la maire de Paris, André Laignel, le vice-président de l'AMF et François Baroin le président de l'AMF, le Président de la République s'exprime devant les maires de France réunis en Congrès à la Porte de Versailles à Paris. 

 Taxe d’habitation, dotations, Emmanuel Macron défend ses réformes

AMF : Taxe d’habitation, dotations, Macron défend ses réformes
02:27

Le président de la République fait patte de velours devant le Congrès des maires de France. Après une introduction pleine de reconnaissance envers les élus municipaux, Emmanuel Macron a évoqué les sujets qui fâchent : la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de dotations.  

Sur la suppression de la taxe d’habitation, Emmanuel Macron plaide pour le respect de ses promesses de campagne : « J’ai fait ce que je vous avais dit ». Avant d’évoquer les toutes prochaines municipales. « Si durant votre campagne beaucoup de vos électeurs vous reprochent la baisse, faites le moi savoir ! Parfois peut-être vous aurez le droit d’empocher les félicitations qu’ils vous livrent à vous et pas au gouvernement », ironise le président de la République sans pour autant apporter de réponses claires sur la compensation de cet impôt local. Mieux, Emmanuel Macron se félicite que cette taxe n’ait pas été remplacée par une autre, avançant que l’État « est bien le payeur final de cette mesure ».

Pour ce qui concerne la baisse des dotations, le président de la République donne raison aux élus municipaux du point de vue de la méthode. « Si le système des dotations doit être rendu plus intelligent, je suis preneur de toutes les propositions », déclare-t-il avant de laisser échapper un lapsus. « Le gouvernement vote une stabilité conformément à mes engagements, enfin le Parlement sur proposition du gouvernement… Mais la stabilité s’accompagne de variations de la réalité. »

 Emmanuel Macron veut « rassembler les Français », avec les maires

Emmanuel Macron veut « rassembler les Français », avec les maires
08:45

Emmanuel Macron rappelle à mots couverts que le mouvement des « gilets jaunes » « vient de loin » et « durera ». Mais il insiste sur sa « volonté de transformer » le pays, « d’agir » et en même temps « d’unir et de rassembler ».

Le président de la République explique que ce sont les « fractures », trop nombreuses, qui ont émergé du débat national : « Fractures territoriales, fractures numériques, sociales, identitaires, culturelles aussi (…) Comme si la France n’était plus une ».

Emmanuel Macron insiste sur l’importance des « rites républicains » pour lutter contre les fractures. « Ces rites donnent du sens dans nos communes, partout dans la République, à ce lien de sang, à cette part d’histoire qui nous a faits libres. »

Il souhaite, aider les maires, « recoudre cette France trop souvent déchirée » : « Déchirée entre la ville, les banlieues, les différents quartiers, les campagnes ». 

Face aux réformes, le président de la République appelle les maires à ne pas se tromper d’adversaire : « Je ne vous demande pas la patience, vos concitoyens ne vous la donnent pas. Mais je nous demande collectivement le discernement qui est de ne pas reprocher aux uns, les causes qui viennent d’ailleurs ».

« Nous devons travaillons ensemble pour assurer la sécurité de tous nos concitoyens au quotidien »

Macron aux maires : « Nous devons travaillons ensemble pour assurer la sécurité de tous nos concitoyens au quotidien »
03:58

Sur le volet de la sécurité, Emmanuel Macron a rappelé les décisions de son gouvernement : recrutement de 10.000 policiers et gendarmes, dégagement de temps pour les policiers, paiement des heures supplémentaires. Il a également souligné que la sécurité dépendait aussi des maires, et notamment de la « qualité des coopérations » entre polices municipales et nationale, entre préfets et élus locaux. « Nous pouvons encore faire mieux », a-t-il estimé. « J’ai demandé au gouvernement d’étudier toutes les propositions faites par différentes associations d’élus pour améliorer le continuum de sécurité, la mobilisation de tous les acteurs. »

Macron se prononce contre l’interdiction des listes communautaristes

Macron met fin au débat sur l’interdiction des listes communautaristes
06:55

Emmanuel Macron a longuement abordé les sujets bouillants qui saturent les débats depuis plusieurs semaines : « communautarisme », « laïcité »… L’occasion pour le chef de l’État de clore la discussion sur l’interdiction des listes communautaires, proposition portée par Bruno Retailleau, patron de la droite sénatoriale. « Je suis, sur ce point, pragmatique et ouvert à toutes les propositions à la condition qu’elles soient efficaces et qu’elles respectent nos principes », a justifié le président de la République en interrogeant les limites d’une telle loi : « Comment définirait-on les listes communautaires ? Qui en serait le juge, selon quels critères ? »

 Lire aussi : Interdiction des « listes communautaristes » : la droite sénatoriale occupe le terrain de la laïcité

Soucieux d’arrondir les angles, Emmanuel Macron s’est encore expliqué sur ce rejet : « Ceux qui développent un projet communautariste, cet Islam politique que j’évoquais, un projet de division de la nation en détournant une religion de ses fondements, très souvent, se cachent, se dissimulent. Ce qui compte c’est le combat politique, ce qui compte c’est de faire tomber les masques de ceux qui combattent la devise inscrite sur le fronton des mairies qu’ils convoitent et ce combat, je sais que je peux compter pour vous pour le mener ».     

Néanmoins, le chef de l’État assure que des dispositions seront prises sur le sujet sans plus de précisions. « Le ministre de l’Intérieur donnera des instructions nouvelles aux préfets dans les prochains jours en la matière et le gouvernement portera des actions concrètes, nouvelles, dans les prochaines semaines sur ce sujet ».

Sur la laïcité, Emmanuel Macron rappelle les fondamentaux. La Laïcité n’est « en aucun cas un cadre de combat ou d’exclusion »; elle ne doit jamais « nous conduire à mettre dos à dos, front à front une part de la société française contre une autre. Ce serait une profonde erreur historique et une faute lourde », a conclu le président de la République.    

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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