Revivez les vœux de Macron aux bureaux des assemblées et « aux héros de 2017 »
Emmanuel Macron tenait ce jeudi soir, à 18 heures, à l’Élysée, ses vœux « aux bureaux des assemblées, au Conseil de Paris, aux corps constitués, aux forces vives et aux héros de 2017 », diffusés en direct sur Public Sénat et LCP-AN. Décentralisation, réforme du CESE, service national universel: les temps forts des voeux du Président de la République

Revivez les vœux de Macron aux bureaux des assemblées et « aux héros de 2017 »

Emmanuel Macron tenait ce jeudi soir, à 18 heures, à l’Élysée, ses vœux « aux bureaux des assemblées, au Conseil de Paris, aux corps constitués, aux forces vives et aux héros de 2017 », diffusés en direct sur Public Sénat et LCP-AN. Décentralisation, réforme du CESE, service national universel: les temps forts des voeux du Président de la République
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Emmanuel Macron tient ce jeudi soir, à 18 heures, à l’Élysée, ses vœux « aux bureaux des assemblées, au Conseil de Paris, aux corps constitués, aux forces vives et aux héros de 2017 ». Le premier ministre Édouard Philippe sera présent pour cette cérémonie au Palais de l'Élysée. Public Sénat et LCP-AN diffuse en direct le discours du chef de l’État, accompagné de nos duplex à l’Assemblée nationale, au Sénat et à l’Élysée.

19h04 : « Nous devons renouer avec le goût du risque »

Macron: "Il faut renouer avec le gout du risque"
05:44

Dans sa conclusion, Emmanuel Macron a déclaré vouloir « renouer avec le goût du risque et en finir avec la peur de l’échec ».

« S’engager, c’est risquer quelque chose […] Nous ne sommes pas une nation d’assis, nous ne sommes pas une nation de précautionneux, une nation faite par des femmes et des hommes qui n’ont pas osé. Au contraire. »

Il a ensuite précisé que c’était dans cette optique qu’il avait « voulu réduire considérablement le coût de l’échec », notamment « dans la vie économique et sociale ».

19h00. Macron précise son projet d’un « service national universel »

Macron précise son projet d’un « service national universel »
03:33

« Permettre l’engagement c’est retrouver le sens de ce qui tient la nation, c’est retrouver le sens de ce qui fait le creuset républicain », déclame Emmanuel Macron pour expliquer l’instauration d’un « service national universel. »

« Nous avons une école qui œuvre à la liberté et à l’égalité, le service national universel sera une école de la fraternité », poursuit le chef de l’État qui précise que ce dispositif ne prétend ni ne souhaite « réinventer le service militaire. » Emmanuel Macron indique d’ailleurs que le service national universel dépendra de différents ministères et pas seulement de celui des Armées.

Selon Emmanuel Macron, ce « rendez-vous à la jeunesse » offrira « la possibilité de se réunir autour d’un engagement commun en abattant toutes les barrières sociales » pour créer un « socle d’une solidarité national affermie. »

Et de préciser que « dans les prochains jours, un groupe de travail va entreprendre les travaux de préfiguration, il rendra ses conclusions en avril. »  

18h54 : Le nombre de membres du Conseil économique, social et environnemental sera réduit de moitié

Emmanuel Macron vouloir réduire "quasi de moitié" le nombre de membres au Cese
05:51

 Emmanuel Macron s’est beaucoup étendu sur l’avenir du Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui doit devenir, selon lui, la « chambre du futur ». Le chef de l’État veut en faire une « grande interface de concertation entre les pouvoirs publics et la société civile ».

Le président de la République a détaillé les missions que devrait assurer le Cese de demain :

  • devenir le « réceptacle des pétitions citoyennes » et les transmettre au gouvernement et aux commissions compétences des assemblées
  • devenir le « point de passage des consultations gouvernementales »
  • organiser les consultations publiques les projets de réforme
  • livrer des « expertises indépendantes » à l’exécutif, un point « essentiel » selon Emmanuel Macron
  • « éclairer » le gouvernement sur l’impact des lois

Emmanuel Macron a ajouté que le Cese devrait évoluer dans sa composition et son organisation ». Alors qu’il plaidait le 3 juillet lors du Congrès de Versailles, pour une diminution d’un tiers de ses effectifs, il a exprimé « très clairement » la possibilité de réduire à « quasi la moitié » le nombre de membres de cette assemblée.

Afin que le Cese remplisse « pleinement son rôle » de chambre de la société civile, Emmanuel Macron s’engage à ce que le gouvernement « renonce » à nommer des membres.

18h50. Macron plaide pour une « décentralisation des projets et de l’initiative »

« Je ne suis pas persuadé que durant les années qui s’ouvrent nous pouvons lancer un mouvement massif, nouveau, de décentralisation radicale en termes de compétences. »

Macron plaide pour une « décentralisation des projets et de l’initiative »
02:18

Emmanuel Macron a tenu à saluer les travaux menés par « le président de l’Assemblée nationale et le président du Sénat » sur le projet de réforme constitutionnel. Une réforme dont il souhaite qu’elle « permette d’innover et de donner à nos territoires les moyens de ces grandes transformations. »

Le président insiste sur le fait qu’il n’est « pas persuadé que durant les années qui s’ouvrent nous pouvons lancer un mouvement massif, nouveau, de décentralisation radicale en termes de compétences. » À la place, Emmanuel Macron veut « croire en une décentralisation bien plus profonde, celle du siècle qui s’ouvre, c’est la décentralisation des projets et de l’initiative. »  

« On passe, en querelles de territoires, un temps fou et une énergie inconsidérée », déplore le président qui explique que « nos territoires ont besoin de projets. »

18h39. « Le cœur de notre politique sociale, c’est de prévenir les inégalités »

"Le coeur de notre politique sociale, c'est de prévenir les inégalités"
02:23

« On m’interpelle souvent sur la dimension sociale de la politique du gouvernement », a remarqué le président de la République. « Mais quelle est la bonne politique sociale si on accepte que 20% des jeunes sortent du cycle primaire sans savoir lire, écrire, compter, et en disant que c’est une fatalité ? Le cœur de notre travail n’est pas de savoir comment on va mobiliser l’argent public mais de prévenir les inégalités. »

18h36 : L’accueil et l'immigration : « la ligne de crête de la Nation »

: L’accueil et l'immigration : « la ligne de crête de la Nation » pour Emmanuel Macron
00:56

Emmanuel Macron a reconnu que les débats autour de l’accueil, l’immigration, l’intégration « pouvaient diviser ». « Cette ligne de crête c’est celle de la nation qui consiste à tenir une nation face aux défis du monde, à décider qu’elle ne bascule point face à ceux qui la déstabilisent. Mais à être à la hauteur de son devoir d’humanité, de manière juste, et en reconnaissant l’action sur le terrain, chaque jour, que mènent nos fonctionnaires et les travailleurs sociaux ».

18h32 : « Notre responsabilité, c’est de rien relâcher », prévient Macron

« Notre responsabilité, c’est de rien relâcher », prévient Macron
02:03

Après « l’engagement », Emmanuel Macron a insisté sur le sens de la « responsabilité » face à son auditoire. Revenant sur les conditions qui m’ont conduit à la victoire en mai 2017, le chef de l’État a appelé à ne pas reproduire les « habitudes ».

 « Nous savons tous ce temps que traverse notre pays. Je n’oublie rien des conditions qui m’ont conduit à cette place. […] Une colère, une impatience, est là qui, chaque jour, nous rappelle ce devoir », a-t-il déclaré.

« Penser, parce qu’une nouvelle année s’ouvre, que nous pourrions en quelque sorte retrouver les habitudes, et que les grands changements ne valent que pour les années électorales, ce serait décider de ne pas être à la hauteur de l’Histoire. »

Insistant sur la nécessité de « transformer en profondeur » et de « garder la même d’ambition », il a ajouté : « notre responsabilité c’est de rien relâcher de l’effort, de la passion qui nous guide, et de la nécessaire transformation que nous devons poursuivre. »

18h20. Emmanuel Macron salue les forces vives de la nation

Emmanuel Macron salue les forces vives de la nation
03:32

Devant les bureaux des deux assemblées, les corps constitués, Emmanuel Macron entame son discours, « la République n’est pas une idée abstraite, tous les jours, elle s’incarne dans les femmes et les hommes qui en portent les idéaux et qui agissent dans l’intérêt général. » Le chef de l'État a ensuite passé en revue les forces en présence « d’abord la sphère politique » et de saluer spécifiquement « la maire de Paris » puis « la société civile. » Le président de la République a également salué les corps intermédiaires, « les organisations syndicales et les organisations patronales (…) À côté des territoires, ils structurent notre société », a-t-il ajouté.  

Emmanuel Macron évoque les réformes des derniers mois qui « ont permis de redonner une clarté plus contemporaine entre cette société politique et cette société civiles » et qui ont permis, selon lui, « de construire la règle au bon endroit, à déployer partout la loi où elle est utile, partout le contrat où il se justifie. »

18H10: Pierre Laurent : « j’attends des engagements du Président sur le respect du Parlement »

Pierre Laurent : « j’attends des engagements du Président sur le respect du Parlement »
01:58

Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent est plus que méfiant sur la teneur des vœux aux forces vives de la nation, d’Emmanuel Macron. « J’attends des engagements du Président sur le respect du Parlement. Malheureusement, ce que j’entends dire de la révision constitutionnelle qui se prépare n’est pas de bon augure en la matière » a craint le sénateur de Paris.

En effet, ce week-end, la garde des Sceaux, Nicole Belloubet a évoqué un possible recours au référendum de l’article 11 de la Constitution qui porterait à la fois sur le mode de scrutin à la proportionnelle, la diminution d’à peu près un tiers du nombre de parlementaires et le non-cumul des mandats dans le temps. « On serait très hostile à un référendum, qui une fois encore passerait au-dessus du Parlement (…) parce qu’il y a un discours démagogique montrant du doigt les parlementaires et qui vise à organiser la concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République » a-t-il prévenu.

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Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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