Richard Ferrand au Conseil constitutionnel : François Patriat dénonce « les prises de positions incendiaires, parfois haineuses » de certains LR

La candidature de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel a été validée de justesse par les parlementaires, notamment en raison de l’abstention des députés RN. Un score qui laisse penser au député LR Olivier Marleix l’existence d’un « deal secret entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen ». Une déclaration dénoncée par le président du groupe macroniste au Sénat, François Patriat.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« J’avais cru comprendre que les Républicains étaient dans le socle commun… », s’interroge François Patriat, après la validation de la candidature de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel, à une voix près. Les parlementaires LR se sont en effet largement opposés à cette nomination, notamment rendue possible par l’abstention des députés du Rassemblement national.

« Tout ça sent très fort le deal secret entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen », a dénoncé le député LR Olivier Marleix, peu après la proclamation des résultats. Parmi ses premières décisions, le nouveau président des Sages devra en effet prochainement donner son avis sur une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur l’application des peines d’inéligibilité. Le sujet concerne directement la cheffe de file du RN, contre qui cette peine est requise dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires européens.

Richard Ferrand « ne peut être l’otage de personne », estime François Patriat

« Les prises de position incendiaires, parfois haineuses, ne servent ni l’intérêt de la démocratie, ni du pays », dénonce François Patriat, en réaction aux insinuations d’Olivier Marleix. Pour le président du groupe Renaissance au Sénat, Richard Ferrand « ne peut être l’otage de personne » : « Il est élu pour 9 ans, il n’est pas reconductible et personne ne peut le destituer. Donc son intégrité, son autonomie, ne seront pas mis en cause. »

Au contraire, François Patriat « se félicite » de la validation de la candidature de Richard Ferrand : « Je connais son travail, je connais sa probité ». Si sa nomination est confirmée, l’ancien président de l’Assemblée nationale prendra la tête du Conseil constitutionnel à partir du 8 mars prochain, il succédera à Laurent Fabius.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le