« Rien ne change au Front national », selon Christophe Castaner
"On veut repeindre les oripeaux d'extrême droite", mais "rien ne change au Front national", a estimé dimanche le secrétaire d...

« Rien ne change au Front national », selon Christophe Castaner

"On veut repeindre les oripeaux d'extrême droite", mais "rien ne change au Front national", a estimé dimanche le secrétaire d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"On veut repeindre les oripeaux d'extrême droite", mais "rien ne change au Front national", a estimé dimanche le secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, après le changement de nom du parti en Rassemblement national.

"Manifestement, au Front national, il y a un problème avec les noms propres: d'abord on on renonce à celui de Le Pen, manifestement, on a honte pour la petite fille", a ironisé le numéro un de La République en Marche, après que Marion Maréchal a renoncé à accoler le patronyme de sa mère, Le Pen, au sien, dont elle avait pourtant fait son nom d'usage depuis son élection à la députation en 2012.

"Et puis on veut repeindre les oripeaux de ce parti d'extrême droite", a poursuivi M. Castaner, dans le Grand rendez-vous sur Europe 1 et CNews, après que le parti s'est rebaptisé ce week-end "Rassemblement national".

"La réalité, c'est que rien ne change au Front national, pas de ligne économique, pas de réalité autre que celle de la dénonciation constante, et puis une fragilité réelle, aujourd'hui, dans leur capacité à exercer le pouvoir", a-t-il ajouté.

Interrogé sur l'éventuel retour de Mme Maréchal en politique, M. Castaner a récusé toute crainte.

"J'ai vu qu'on parlait beaucoup d'elle. Mais peut-être à un moment donné s'exprimera-t-elle", a-t-il fait valoir.

"Sur l'année écoulée, elle s'est exprimée deux fois: une fois aux États-Unis, où ses collaborateurs ont manifestement traduit le discours de Donald Trump pour en prendre les meilleurs moments, et puis là, plus récemment, cette semaine, dont je n'ai pas totalement retenu la substantifique moelle de ce qui avait été dit", a ironisé le numéro un de LREM.

"Je pense que le débat public, c'est pas seulement envoyer des cartes postales, c'est s'engager dans le débat, faire des propositions", a t-il encore indiqué.

Selon M. Castaner, "il y a de vrais désaccords de fond": Marion "Maréchal met la nation au-dessus de la République, (...) vous savez ce que ça veut dire cela, c'est-à-dire que les valeurs de la République deviennent accessoires par rapport à la nation, la nation chrétienne en particulier, celle de la monarchie".

M. Castaner, qui s'était désisté en 2015 lors des régionales en Provence-Alpes-Côte-d'Azur au profit de Christian Estrosi (LR), lequel avait battu Mme Maréchal au deuxième tour, a par ailleurs considéré que l'ex-benjamine de l'Assemblée "porte des valeurs ennemies de la République".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Rien ne change au Front national », selon Christophe Castaner
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le