Risque de famine à Gaza : « La France ne peut pas l’accepter », met en garde François Bayrou

Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le Premier ministre a rappelé l’action de la France et de l’Union européenne pour faire cesser la « situation humanitaire effroyable » de Gaza.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Alors que la France, avec le Royaume Uni et le Canada, s’apprête à reconnaître l’Etat d’Israël dans un mois à l’occasion d’une conférence internationale pour relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite « à deux Etats », le sujet de la situation humanitaire à Gaza a ouvert la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat.

La présidente du groupe RDSE, Maryse Carrère a interpellé le Premier ministre. « Dites-nous comment la France compte agir vite et répondre à l’urgence de la famine […] Supporterions-nous un tel drame aux portes de l’Europe ? »

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a autorisé une quantité limitée d’aide humanitaire après plus de deux mois et demi d’un blocus complet de Gaza. Après avoir rappelé plusieurs dizaines de milliers de réservistes, Israël a lancé samedi une offensive élargie sur l’ensemble de la bande de Gaza, dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de récupérer les otages enlevés au premier jour de la guerre, le 7 octobre 2023, lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien.

« Qu’est-ce que nous voyons ? Nous voyons Gaza dans une situation humanitaire effroyable avec des risques de famine et de manque d’alimentation, en eau et en médicaments. Nous voyons des risques de perspective de guerre […] de déplacement de population […] d’annexion. La France ne peut pas l’accepter », a indiqué François Bayrou.

Le Premier ministre a rappelé que l’aide humanitaire « était présente ». « Il y a des mois de ravitaillement en nourriture et en eaux qui sont présents à la frontière dont une toute petite quantité est entrée (à Gaza) depuis deux jours ».

En conclusion, le Premier ministre a rappelé l’action de la France. « Nous sommes là pour mobiliser l’action internationale, soutenir ceux qui veulent la paix sans oublier que cette explosion a eu un détonateur, c’est le pogrom du 7 octobre ».

C’est dans ce but que l’accord entre l’Union européenne et Israël « est remis sur le métier », a-t-il insisté. Selon la diplomatie française, 17 Etats membres, dont la France, se sont prononcés en faveur d’un réexamen du texte en vigueur depuis 2000 et censé faciliter le dialogue politique et les échanges commerciaux entre les deux parties.

 

Partager cet article

Pour aller plus loin

Dans la même thématique

Paris : Meeting of Aurore Berge with parliamentary groups ahead of the bill to combat antisemitism
4min

Politique

Antisémitisme : après le retrait de la loi Yadan, vers un projet de loi plus général pour lutter « contre tous les racismes »

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, la ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, recevait l’ensemble des groupes parlementaires en vue de l’élaboration d’un projet de loi contre « les formes contemporaines de l’antisémitisme ». Il a été convenu lors de cette réunion d’élargir le texte à la lutte contre toutes les formes de racisme.

Le

Risque de famine à Gaza : « La France ne peut pas l’accepter », met en garde François Bayrou
5min

Politique

« L’adoption de l’IA par nos entreprises est trop lente » : la ministre du numérique alerte sur le risque de décrochage face à la concurrence mondiale

Entendue ce mardi par la délégation aux entreprises du Sénat, Anne Le Hénanff s’est félicitée de la bonne santé de l’écosystème IA français, mais pointe le « retard » des entreprises françaises dans son utilisation. Plaidant pour une forte accélération en la matière, la ministre appelle faire émerger une « troisième voie de l’IA », française et européenne, face aux leaders américains et chinois.

Le