Rixes entre jeunes : « Ce qui explique l’hyper violence, c’est l’hyper laxisme », affirme Bruno Retailleau
Alors que plusieurs drames sont survenus suite à des violences entre adolescents, le patron des LR au Sénat appelle à un renforcement des peines pour les mineurs. Il incrimine également « l’hyper laxisme » du gouvernement.

Rixes entre jeunes : « Ce qui explique l’hyper violence, c’est l’hyper laxisme », affirme Bruno Retailleau

Alors que plusieurs drames sont survenus suite à des violences entre adolescents, le patron des LR au Sénat appelle à un renforcement des peines pour les mineurs. Il incrimine également « l’hyper laxisme » du gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A la sortie des questions au gouvernement, le chef des LR au Sénat dit sa déception face aux réponses de Gérald Darmanin : « Ce qui explique l’hyper violence, c’est l’hyper laxisme ». Alors que les violences entre jeunes se multiplient depuis plusieurs semaines et que plusieurs adolescents sont morts au cours de rixes, Bruno Retailleau appelle à une « révolution pénale ».

Pour le sénateur de Vendée, « si on ne renverse pas la table cette hyper violence va se généraliser ». Bruno Retailleau propose la création, comme aux Pays-Bas, « de prisons spécifiques pour des courtes peines pour les mineurs, pour les enfermer, parce que ces jeunes ne prennent pas conscience de la gravité de leurs actes. Seul un enfermement de quelques semaines peut caractériser une vraie sanction ».

Si les spécialistes interrogés sur les phénomènes de violences entre jeunes évoquent le rôle des réseaux sociaux ou les effets des restrictions sanitaires, Bruno Retailleau incrimine, lui, la faiblesse du président de la République sur les sujets régaliens. « Dans le bilan, par ailleurs si maigre, si modeste, d’Emmanuel Macron sur son quinquennat le pire échec ce sera le régalien », juge le sénateur LR. « Il y a une abdication des autorités politiques parce qu’en France on essaie d’éviter la prison », ajoute-t-il.

Le ministère de l’Intérieur qui a pointé la responsabilité des parents est, lui aussi, jugé trop lâche. « Si M. le ministre, Gérald Darmanin, indique que la responsabilité des parents est engagée. Je lui dis solennellement, aujourd’hui, qu’il y a un article du Code pénal qui permet à l’Etat de poursuivre des parents défaillants en matière d’autorisation de responsabilité parentale », souligne Bruno Retailleau. Il rappelle que le Sénat a déposé un amendement pour priver les familles d’aides sociales dans ce genre de situation. Un amendement écarté par la majorité présidentielle.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le