Robert Bourgi reconnaît avoir acheté des costumes à François Fillon, un « simple cadeau amical »
L'avocat Robert Bourgi a reconnu auprès de l'AFP avoir acheté des costumes, pour un montant de 13.000 euros, à François Fillon, ...

Robert Bourgi reconnaît avoir acheté des costumes à François Fillon, un « simple cadeau amical »

L'avocat Robert Bourgi a reconnu auprès de l'AFP avoir acheté des costumes, pour un montant de 13.000 euros, à François Fillon, ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'avocat Robert Bourgi a reconnu auprès de l'AFP avoir acheté des costumes, pour un montant de 13.000 euros, à François Fillon, "un simple cadeau amical" effectué, selon lui, sans "conflit d'intérêt ni trafic d'influence".

"On ne m'a jamais vu à son siège de campagne comme à ses meetings", a assuré l'avocat, connu pour ses liens avec plusieurs dirigeants africains, dans une déclaration envoyée à l'AFP.

L'enquête sur de possibles emplois fictifs familiaux, qui a valu à M. Fillon d'être mis en examen en pleine campagne présidentielle, a été étendue aux conditions dans lesquelles des costumes de luxe lui ont été offerts.

Le journal Le Monde avait révélé que Me Bourgi avait commandé, dans la boutique parisienne Arnys, le 7 décembre 2016, des vêtements sur mesure pour l'ex-Premier ministre pour un montant de 13.000 euros. La somme avait été réglée le 20 février.

"Simple cadeau et pas de conflits d'intérêt ni de trafic d'influence", assure M. Bourgi dans sa déclaration.

Hasard du calendrier, Robert Bourgi et son épouse Catherine sont appelés à venir témoigner mardi au procès du Vénézuélien Ilich Ramirez Sanchez, dit Carlos, qui est jugé à Paris pour l'attentat du Drugstore Publicis qui avait fait 2 morts et 34 blessés en 1974 à Paris.

Le couple, déjà avocats à l'époque, était présents au moment des faits et est appelé à s'exprimer devant la cour d'assises en tant que témoins cités par l'accusation.

L'un des avocats de Carlos, Me Francis Vuillemin, qui conteste la véracité de leurs récits, a versé vendredi à la procédure trois articles de presse sur le parcours de Robert Bourgi dont l'un intitulé "le costume de Fillon: la piste de Robert Bourgi".

"En général, les gens invoquent des témoins de moralité, moi je parle de la question de la moralité des témoins", a-t-il lancé aux juges.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le