Rodéos urbains : face à l’hyperviolence, Bruno Retailleau appelle « à une révolution pénale »

Après le drame d’un pompier blessé grièvement par un automobiliste, le sujet de la répression des rodéos urbains a rythmé la séance de questions à l’actualité au gouvernement du Sénat. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a appelé une « révolution pénale.»
Rédaction Public Sénat

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Par trois fois, les sénateurs ont interpellé le gouvernement sur le drame qui est survenu samedi à Evian-les Bains. Un pompier volontaire a été blessé grièvement par un automobiliste de 19 ans, connu des services de police, qui réalisait un rodéo urbain. « Quand le gouvernement prendra enfin les mesures de fermeté qui s’imposent pour mettre fin à cette escalade de l’horreur ? », a interrogé la sénatrice (LR) de Haute-Savoie, Sylviane Noël.

Pour lui répondre, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau a considéré qu’il « fallait une réponse à la hauteur de la gravité des événements ». « On ne réglera pas le problème de l’hyperviolence notamment des mineurs, sans une réforme, au-delà d’une réforme, une révolution pénale », a-t-il appelé de ses vœux.

« Aujourd’hui, on a choisi d’enfermer tous ces jeunes dans de longs parcours de violences car la sanction tombe trop tardivement », a-t-il regretté.

Il a également rappelé sa volonté de changer la « doctrine » dans la prise en chasse par les forces de l’ordre des auteurs de rodéos urbains. « La circulaire que je signerais dans quelques jours, autorisera sur l’ensemble du territoire les poursuites lorsqu’il y a des rodéos », a-t-il rappelé. Jusqu’à présent « le droit de poursuite n’est autorisé qu’à Paris ».

 

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