Roger Karoutchi dénonce les « choix de libéral profond » d’Emmanuel Macron
Le sénateur LR des Hauts-de-Seine dénonce « les choix politiques qui sont faits (par Emmanuel Macron), qui sont très ciblés, qui sont vraiment des choix de libéral ».

Roger Karoutchi dénonce les « choix de libéral profond » d’Emmanuel Macron

Le sénateur LR des Hauts-de-Seine dénonce « les choix politiques qui sont faits (par Emmanuel Macron), qui sont très ciblés, qui sont vraiment des choix de libéral ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Roger Karoutchi a-t-il changé de couleur ? Interrogé dans l’émission Sénat 360, sur Public Sénat, suite à l’interview télévisée d’Emmanuel Macron, le sénateur LR des Hauts-de-Seine a regretté la politique trop « libérale » du chef de l’Etat.

Invité à revenir sur l’emploi du mot « bordel » par le Président, Roger Karoutchi n’y a pas vu un problème, à l’inverse de sa politique : « Ce n’est pas le fait d’utiliser tel ou tel mot qui peut me choquer. Il a 39 ans, il ne faut pas imaginer qu’il allait parler comme Molière. Car ce n’est pas tellement le problème. Le problème, ce sont les choix politiques qui sont faits, qui sont très ciblés, qui sont vraiment des choix de libéral mais de libéral profond. De philosophie libérale » juge le sénateur des Hauts-de-Seine, par ailleurs sarkozyste de longue date.

« Une fois créées toutes ces richesses, le côté répartition est moins net »

Quant à l’emploi du mot « premier de cordée », « on peut comprendre (cette notion). Je suis de ceux qui disent « tous ceux qui peuvent libérer les énergies, les initiatives, c’est une bonne chose ». (…) Le petit problème quand même hier, c’est qu’en revanche, une fois créées toutes ces richesses, le côté répartition était moins net » critique encore Roger Karoutchi. Et d’ajouter : « Tout le monde n’est pas premier de cordée ».

Reprenant un thème défendu pendant la campagne par les sarkozystes auprès de François Fillon, avant que le candidat ne soit emporté par les affaires, Roger Karoutchi estime qu’« il faut peut-être un peu plus parler aux classes moyennes, aux gens modestes, à ceux qui ont besoin de la solidarité  nationale, même si je suis plutôt pour la solidarité et pas pour l’assistanat. Oui au premier de cordée, mais il ne faut pas oublier ceux qui sont au bout de la cordée quoi ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le