Rossignol: « choquant » de choisir Polanski pour présider les César
La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a jugé vendredi "surprenant et choquant" le choix du réalisateur franco...

Rossignol: « choquant » de choisir Polanski pour présider les César

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a jugé vendredi "surprenant et choquant" le choix du réalisateur franco...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a jugé vendredi "surprenant et choquant" le choix du réalisateur franco-polonais Roman Polanski pour présider la cérémonie des César le 24 février.

"Je trouve surprenant et choquant que l'histoire d'un viol dans la vie d'un homme ne pèse pas", a déclaré Mme Rossignol sur France Culture.

"C'est un choix qui témoigne, de la part de ceux qui ont décidé de le nommer président des César, d'une indifférence à l'égard des faits qui lui sont reprochés", a-t-elle estimé. "En fait, c'est pas grave, pour les organisateurs, que Roman Polanski soit poursuivi aux Etats-Unis et ait à son actif le viol d'une (...) enfant de 13 ans".

Cette décision s'inscrit selon elle "dans une espèce de banalité à l'égard du viol, c'est ce que les féministes désignent comme étant la culture du viol dans laquelle nous évoluons, c'est-à-dire qu'une agression sexuelle, le viol, tout cela n'est pas si grave".

L'association Osez le féminisme avait appelé jeudi à un rassemblement de protestation le jour de la cérémonie, le 24 février à 18H30 devant la salle Pleyel à Paris, où se tiendra la remise des 42e César.

Une pétition sur change.org appelant à la "destitution de Roman Polanski comme président des César" avait par ailleurs recueilli vendredi à la mi-journée plus de 42.000 soutiens.

Jeudi, l'ex-ministre de la Culture Aurélie Filippetti avait en revanche souhaité "qu’on laisse (Roman Polanski) présider cette cérémonie". "C’est un très grand réalisateur", avait-t-elle souligné. "C'est quelque chose qui s'est passé il y a 40 ans. On ne peut pas à chaque fois relancer cette affaire".

Roman Polanski, à l'époque âgé de 43 ans, avait été poursuivi en 1977 en Californie pour le viol d'une adolescente de 13 ans.

Après 42 jours de prison, puis sa libération sous caution, le cinéaste qui avait plaidé coupable de "rapports sexuels illégaux" avec une mineure, s'était enfui des Etats-Unis avant le verdict, craignant d'être lourdement condamné. Agé de 83 ans, il vit en France avec son épouse, l'actrice Emmanuelle Seigner.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rossignol: « choquant » de choisir Polanski pour présider les César
3min

Politique

Propos antisémites révélés par Mediapart : « L’objectif, c’est de tuer ma carrière politique », dénonce Jordan Bardella

Mis en cause, lundi, dans un article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites de Jordan Bardella datant de 2013, le président du RN a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation. Avant d’accueillir les nouveaux sénateurs RN élus dimanche pour une réunion de groupe à l’Assemblée, l’eurodéputé a dénoncé une opération menée « par des fanatiques d’extrême gauche » avec pour « objectif » de le « tuer politiquement ».

Le

President Emmanuel Macron press conference following a meeting with candidates for the 2027 presidential election and party leaders
4min

Politique

Sondage : avec 82 % d’opinions défavorables, Emmanuel Macron atteint son record d’impopularité, sur fond de grogne sur les carburants

Selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, l’exécutif atteint un niveau d’impopularité record sur fond de hausse des prix du carburant, malgré les annonces de soutien aux “gros rouleurs”. Emmanuel Macron ne récolte que 18 % d’opinions favorables contre 24 % pour Sébastien Lecornu.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le