Le gouvernement va réunir jeudi le patronat et les syndicats des transporteurs routiers, a indiqué lundi la ministre des Transports Elisabeth Borne, alors que des syndicats de transporteurs ont engagé un mouvement contre la réforme du Code du travail.
Le gouvernement veut notamment discuter des moyens de lutter contre "le dumping social et la concurrence déloyale", a-t-elle déclaré sur BFM TV.
Blocage d'un rond-point par des routiers à Donges (Loire-Atlantique), le 25 septembre 2017
AFP/Archives
"L'enjeu c'est de lutter contre le dumping social et la concurrence déloyale. C'est tout le sens de l'engagement du président de la république et du gouvernement, notamment dans le cadre de la discussion sur la directive travailleurs détachés ou sur le paquet routiers", a-t-elle expliqué.
Les routiers ne doivent pas s'inquiéter en revanche de la réforme du code du travail, a-t-elle affirmé. Celle-ci "ne modifie pas" le temps de travail des routiers, ni leur rémunération qui restera fixée au niveau de la branche, a ajouté la ministre.
Des syndicalistes de la CGT distribuent des tracts près de la raffinerie de Gennevilliers pour protester contre la réforme du Code du travail, le 25 septembre 2017
AFP
Mme Borne a précisé que son cabinet prendrait contact dès mardi avec les organisations patronales et syndicales pour préparer la réunion de jeudi.
La ministre des Transports a par ailleurs justifié la mobilisation de forces de l'ordre pour mettre en échec des tentatives de blocage par les chauffeurs routiers.
"Le gouvernement respecte le droit de grève", mais "il n'y a pas de droit au blocage", a-t-elle dit.
Des routiers, principalement CGT et FO, ont entamé lundi un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail, en ciblant dès l'aube des axes de circulation et des dépôts de carburant, avant que les blocages ne soient en grande partie levés.
Opposées à la réforme du droit du travail, les chauffeurs dénoncent la possibilité de "faciliter" les licenciements économiques dans les grands groupes, "l'affaiblissement" des représentants du personnel ou encore le plafonnement des indemnités prud'homales.
Plus spécifiquement, ils s'inquiètent de la possibilité de négocier dans l'entreprise des éléments de rémunération (13e mois, prime d'ancienneté...), jusque-là fixés par la branche professionnelle.
« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.
Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.
Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.
Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.