Routiers: « on ne peut pas bloquer la France », prévient Castaner
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a prévenu jeudi que le gouvernement agirait pour débloquer les dépôts de...

Routiers: « on ne peut pas bloquer la France », prévient Castaner

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a prévenu jeudi que le gouvernement agirait pour débloquer les dépôts de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a prévenu jeudi que le gouvernement agirait pour débloquer les dépôts de carburant s'ils devaient être bloqués par la mobilisation des routiers, faisant valoir qu'"on ne peut pas bloquer la France".

Les fédérations CGT et FO des transports ont appelé mercredi les routiers à une grève reconductible à partir du 25 septembre, et la CFDT et la CFTC du secteur à une "mobilisation" le 18 septembre pour combattre la réforme du Code du travail. "Bien évidemment" les dépôts de carburants seront une cible, selon le secrétaire général de la fédération CGT-Transports Jérôme Vérité.

"Le principe de la mobilisation est juste, par contre le principe du blocage de la France ne peut pas l'être", a déclaré Christophe Castaner sur franceinfo. "Et donc on ne peut pas imaginer que quelques dizaines, quelques centaines de personnes bloquent la circulation dans notre pays".

A la question de savoir si le gouvernement agirait pour débloquer les dépôts de carburants le cas échéant, M. Castaner a affirmé que "ce sera nécessaire parce qu'on ne peut pas paralyser la France, on ne peut pas empêcher les gens d'aller travailler".

Le secrétaire général de la fédération FO des transports, Patrice Clos, a promis des "actions fortes et puissantes", comme en mai 2016. A l'approche de l'Euro de football, les routiers avaient alors obtenu que le projet de loi travail ne modifie pas leur régime dérogatoire sur les heures supplémentaires.

En mai dernier, la fédération CGT des transports avait de nouveau bloqué des dépôts de carburants dans le cadre d'un conflit portant sur la spécificité du transport de matières dangereuses et l'amélioration des conditions de travail.

Partager cet article

Dans la même thématique

Routiers: « on ne peut pas bloquer la France », prévient Castaner
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le