Roux de Bézieux veut une réduction de la dépense publique en France
Le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a appelé lundi le gouvernement à réduire la dépense publique et à...

Roux de Bézieux veut une réduction de la dépense publique en France

Le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a appelé lundi le gouvernement à réduire la dépense publique et à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le nouveau président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a appelé lundi le gouvernement à réduire la dépense publique et à poursuivre les réformes structurelles qu'il a engagées.

"Sans baisse effective des dépenses publiques, on a structurellement un problème de déficit pour tenir nos engagements vis-à-vis de Bruxelles", a déclaré le patron des patrons avant l'Université d'été de l'organisation patronale, qui se tient mardi et mercredi sur le campus d'HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines).

Il a rappelé que cette dépense atteignait environ 57% du Produit intérieur brut (PIB) en France, contre une moyenne européenne de 50%.

Deux annonces lundi du ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, le report de neuf mois d'une baisse de cotisations patronales et la hausse d'un acompte de l'impôt sur les sociétés pour les grandes entreprises, sont jugées "assez perturbantes" par M. Roux de Bézieux.

"On est sur l'angle mort de la politique pro-entreprises du gouvernement" qui "ne touche pas fondamentalement aux dépenses publiques", a déploré celui qui a succédé à Pierre Gattaz en juillet.

"Je ne pense pas que ce soit un revirement" de la part d'un gouvernement "qui depuis un an a fait beaucoup de choses assez structurelles - je rappelle juste la fiscalité sur le capital, les ordonnances travail - simplement il faut garder un cap", a tempéré le président du Medef.

"Il ne faut pas qu'on revienne à une époque pas si lointaine où on alternait le zig et le zag, et où il n'y avait plus de boussole", a-t-il souligné en référence au quinquennat de François Hollande (2012-2017).

M. Roux de Bézieux a encore déploré l'absence d'une "véritable réflexion de long terme sur les missions de l'Etat, sur ce que l'Etat doit faire et ne doit pas faire et comment le faire, avec tous les gains de productivité que les nouvelles technologies peuvent procurer".

La prévision de croissance de 1,7% pour 2019 annoncée dimanche par le Premier ministre Edouard Philippe est pour le président du Medef un chiffre "positif", mais "on est loin de ce qu'on peut potentialiser dans notre pays", alors que la zone euro devrait réaliser l'an prochain 1,9% et la croissance mondiale caracoler à 3,9%, selon le FMI.

Partager cet article

Dans la même thématique

Roux de Bézieux veut une réduction de la dépense publique en France
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le