Roxana Maracineanu, un ministre des Sports « fossoyeur », pour Patrick Kanner
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, l’ancien ministre des Sports pose un regard sévère sur les orientations budgétaires prises depuis le début du quinquennat Macron concernant les Sports.

Roxana Maracineanu, un ministre des Sports « fossoyeur », pour Patrick Kanner

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, l’ancien ministre des Sports pose un regard sévère sur les orientations budgétaires prises depuis le début du quinquennat Macron concernant les Sports.
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je suis totalement effaré de voir que l’un des rares budgets qui a diminué, c’est celui du sport, on vient d’avoir les JO et on diminue pour la deuxième fois consécutive », s’indigne Patrick Kanner, invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP. L’ancien ministre des Sports qui a « porté la candidature des JO pour Paris 2024 » est aujourd’hui « extrêmement choqué de la manière dont le ministère de Roxana Maracineanu fonctionne ».

« La ministre est en train de négocier avec les fédérations sportives le transfert de 1 600 postes de conseillers techniques et sportifs, ceux qui repèrent les futurs champions », souligne encore le sénateur Patrick Kanner. « Pour moi c’est un ministre fossoyeur qui va transformer progressivement ce ministère, qui a été créé par Herzog », déplore-t-il encore replaçant la politique en matière de Sports dans une tradition politique : « C’est une histoire qui considère le sport comme étant un vecteur d’épanouissement, de liberté, de lien social ».

Patrick Kanner « revendique, une compétence régalienne pour le sport dans notre pays et considère qu’affaiblir le sport est une manière de considérer cette activité humaine comme étant résiduelle ». Lui considère que le ministère des Sports, qui plus est avec les JO de 2024, aurait dû se voir attribuer un financement jusqu’à 2024 amenant à doubler le budget des Sports.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Roxana Maracineanu, un ministre des Sports « fossoyeur », pour Patrick Kanner
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le