Royal: accompagner l’ouverture de Cuba qui n’est pas “une dictature”

Royal: accompagner l’ouverture de Cuba qui n’est pas “une dictature”

La France doit "accompagner l’ouverture" de Cuba qui n'est pas "une dictature", a affirmé mercredi Ségolène Royal vivement...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La France doit "accompagner l’ouverture" de Cuba qui n'est pas "une dictature", a affirmé mercredi Ségolène Royal vivement critiquée pour avoir rejeté les accusations de violations des droits de l'Homme dans ce pays.

Cuba "reçoit 4 millions de visiteurs, de touristes, chaque année. Vous n’allez pas me dire que 4 millions de personnes se rendent dans une dictature, monsieur le député, ce n’est pas vrai !", a lancé à l'Assemblée nationale la ministre sous les huées des élus de la droite.

"Nous devons aujourd’hui accompagner l’ouverture de ce pays, comme le font de grandes entreprises françaises, qui ont été consternées par cette polémique", a encore dit Ségolène Royal.

"Certains ne vont pas se rhabiller à bon compte au nom des droits de l'Homme alors qu'on sait qu'ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n'en a pas", avait déclaré la ministre de l'Environnement, peu après son arrivée dans l'île le week-end dernier pour assister à une cérémonie d'hommage à Fidel Castro.

"Je me suis exprimée sur la situation actuelle d’un pays magnifique et courageux qui est en train de s’ouvrir", a dit à l'assemblée Ségolène Royal, interrogée par le député Républicain Damien Abad, lors de la séance des questions au gouvernement.

"Ou alors il faudra m’expliquer pourquoi vous n’agressez pas de la même façon le pape, qui s’est rendu deux fois à Cuba et a rencontré personnellement Fidel Castro, de même que ses deux prédécesseurs", a répliqué la ministre, avant de se réjouir de la signature le 14 décembre prochain d'un accord de coopération entre l’Union européenne et Cuba.

Dans la même thématique

Turin – Marifiori Automotive Park 2003, Italy – 10 Apr 2024
6min

Politique

Au Sénat, la rémunération de 36,5 millions d’euros de Carlos Tavares fait grincer des dents. La gauche veut légiférer.

Les actionnaires de Stellantis ont validé mardi 16 avril une rémunération annuelle à hauteur de 36,5 millions d’euros pour le directeur général de l’entreprise Carlos Tavares. Si les sénateurs de tous bords s’émeuvent d’un montant démesuré, la gauche souhaite légiférer pour limiter les écarts de salaires dans l’entreprise.

Le

Operation Wuambushu a Mayotte : Demolition en cours d’un vaste bidonville – Operation Wuambushu in Mayotte: Ongoing demolition of a vast slum
8min

Politique

« Mayotte place nette » : « La première opération était de la communication et la deuxième sera de la communication », dénonce le sénateur Saïd Omar Oili

Le gouvernement a annoncé ce mardi 16 avril le lancement du dispositif « Mayotte place nette », un an après le maigre bilan de l’opération baptisée « Wuambushu ». Saïd Omar Oili, sénateur de Mayotte, regrette le manque de communication du gouvernement avec les élus du département et met en doute l’efficacité de ce « Wuambushu 2 ».

Le

Paris : Question time to the Prime Minister Gabriel Attal
6min

Politique

100 jours à Matignon : « La stratégie Attal n’a pas tenu toutes ses promesses », analyse Benjamin Morel

Le Premier ministre marquera jeudi le passage de ces cent premiers jours au poste de chef du gouvernement. Si Gabriel Attal devait donner un nouveau souffle au deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron, sa stratégie n’est néanmoins pas payante car il « veut en faire trop sans s’investir fortement sur un sujet », selon Benjamin Morel, maître de conférences en droit public.

Le