Royal dit avoir déjà quitté son poste d’ambassadrice des pôles
Ségolène Royal, visée par une enquête préliminaire sur l'usage fait des moyens mis à sa disposition, a assuré jeudi avoir déjà...

Royal dit avoir déjà quitté son poste d’ambassadrice des pôles

Ségolène Royal, visée par une enquête préliminaire sur l'usage fait des moyens mis à sa disposition, a assuré jeudi avoir déjà...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ségolène Royal, visée par une enquête préliminaire sur l'usage fait des moyens mis à sa disposition, a assuré jeudi avoir déjà quitté son poste d'ambassadrice des pôles, et vouloir garder sa "liberté de parole".

"J'ai quitté ce poste puisqu'on m'en a limogée", a affirmé Mme Royal sur RTL. "Dans la mesure où je suis ciblée depuis plusieurs mois" et vu "l'injonction du gouvernement de me taire (...), j'ai préféré garder ma liberté de parole compte tenu de ce qui se passe dans le pays", a-t-elle ajouté.

Le parquet national financier a annoncé mercredi avoir ouvert une enquête préliminaire en novembre concernant l'utilisation des moyens mis à la disposition de Mme Royal en tant qu'ambassadrice des pôles depuis sa nomination à ce poste par Emmanuel Macron en 2017.

Les critiques répétées de l'ancienne ministre envers la politique gouvernementale lui ont par ailleurs valu, le 7 janvier, une lettre du ministère des Affaires étrangères la rappelant à son "devoir de réserve" et la sommant de mettre un terme à ses critiques, sous peine d'être limogée de sa fonction d'ambassadrice des pôles.

La lettre (publiée par Mme Royal sur sa page Facebook) précisait que son cas pourrait être examiné en conseil des ministre le 24 janvier, date confirmée à l'AFP par une source proche de l'exécutif.

"La diplomatie, c'est une mission, la politique en est une autre", l'a avertie mercredi le Premier ministre Edouard Philippe.

"Je demande un minimum de respect", a affirmé sur RTL la finaliste de la présidentielle de 2017, qui ajoute avoir "demandé un dialogue" après réception de la lettre ministérielle. "On ne m'a pas répondu (...) On me dit de partir, je pars, je n'ai pas l'intention de m'accrocher".

Est-elle prête à entrer en campagne présidentielle pour 2022 ? "C'est beaucoup trop tôt", a-t-elle répondu.

"Le face-à face Macron/Le Pen est un gros problème. On ne voit pas se dessiner un autre choix. Je contribuerai à ce qu'une 3e voie se dessine. Je soutiendrai celui ou celle qui est le mieux placé. Si c'est moi, à ce moment-là, je serai prête", a-t-elle ajouté sur BFMTV.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le