Royal : « La justice peut s’affaiblir lorsque son calendrier colle de trop près au calendrier politique » déclare Bruno Retailleau
Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, a réagi à l’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet national financier concernant Ségolène Royal. Il estime qu’il y a un risque d’affaiblissement de la justice lorsque « son calendrier colle de trop près au calendrier politique. »

Royal : « La justice peut s’affaiblir lorsque son calendrier colle de trop près au calendrier politique » déclare Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, a réagi à l’ouverture d’une enquête préliminaire du parquet national financier concernant Ségolène Royal. Il estime qu’il y a un risque d’affaiblissement de la justice lorsque « son calendrier colle de trop près au calendrier politique. »
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

À propos de Ségolène Royal, ambassadrice des pôles, qui fait l’objet d’une enquête du parquet national financier, Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat, affirme : « Si ceux qui l’ont nommée, pensaient par-là obtenir son silence, c’est manqué. Quant à l’action du PNF [parquet national financier -NDLR], je trouve que la justice peut s’affaiblir lorsque son calendrier colle de trop près au calendrier politique. »

Interrogé sur les images de policiers violents lors de manifestations, Bruno Retailleau n’en démord pas : « Évidemment qu’il faut dénoncer les comportements inacceptables mais moi, je ne prononce pas le mot « violences policières » ». Alors que l’exécutif change un peu son discours face à de nouveaux cas de violences policières, il reste sur la même ligne. « Chez beaucoup d’activistes ultra-violents, on cherche à mettre sur le même plan (…) les violences des Black bloc et les soi-disant violences policières. »

Et quand le président de la République demande des propositions pour améliorer la déontologie dans la police, Bruno Retailleau balaye l’idée d’un « problème de déontologie » : « Il peut y avoir des cas individuels. Mais parler de problème de déontologie sur l’ensemble d’une profession, c’est jeter l’opprobre sur la profession. » Et d’ajouter : « Ce que je souhaite c’est qu’Emmanuel Macron, qui est le père de la Nation, contribue à l’unité nationale. Et pas la division nationale. Par des petites phrases ou par un certain nombre de textes qui finalement n’unissent pas, ne rassemblent pas les Français mais les divisent. »   

Partager cet article

Dans la même thématique

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le

Royal : « La justice peut s’affaiblir lorsque son calendrier colle de trop près au calendrier politique » déclare Bruno Retailleau
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Macron Sénat 1 ok
9min

Politique

[Série 1/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : un début constructif, avant la montée des tensions

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après des débuts plutôt bienveillants, la relation va vite se tendre sur les collectivités, avant qu’elle ne se dégrade sur le projet de réforme constitutionnelle, qui finira enterré.

Le

Royal : « La justice peut s’affaiblir lorsque son calendrier colle de trop près au calendrier politique » déclare Bruno Retailleau
4min

Politique

Au Sénat, l’acteur Bruno Solo appelle à la mobilisation face à la montée des masculinismes

Face à la menace grandissante des discours masculinistes, l’acteur Bruno Solo appelle les hommes à s'engager « concrètement » pour inverser la tendance. Lors d’une table ronde organisée au Sénat, plusieurs intervenants ont lancé l’alerte sur une jeunesse livrée à la misogynie en ligne, et rappellent l'urgence d'appliquer enfin l’arsenal législatif contre les violences sexistes et sexuelles.

Le