Royal « pas choquée » de mesures « classées à droite », mais veut des « compensations »
L'ancienne ministre (PS) Ségolène Royal n'est "pas choquée a priori" que le gouvernement mette en place des mesures ...

Royal « pas choquée » de mesures « classées à droite », mais veut des « compensations »

L'ancienne ministre (PS) Ségolène Royal n'est "pas choquée a priori" que le gouvernement mette en place des mesures ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancienne ministre (PS) Ségolène Royal n'est "pas choquée a priori" que le gouvernement mette en place des mesures "idéologiquement classées à droite" comme la baisse de la fiscalité sur le capital, à condition qu'il y ait des "compensations", "et c'est là où ça peut s'améliorer".

Contrairement à Bernard Cazeneuve, Mme Royal "ne dirai[t] pas" que la politique menée par Emmanuel Macron est "une politique de droite". "Ça ne me choque pas a priori que l'on puisse prendre des mesures qui sont idéologiquement classées à droite" mais "c'est une question de compensation", a-t-elle expliqué lors du "Grand jury RTL/Le Figaro/LCI".

"L'idée de dire qu'on va alléger la fiscalité sur le capital, sur les revenus du capital, pourquoi pas. Mais il y a deux choses: quels sont les signaux que l'on donne en même temps pour que les Français comprennent, et deuxièmement qu'est-ce qu'il y a comme compensation ?", a-t-elle poursuivi.

"Je crois qu'on est dans une société ou chaque euro dépensé doit être un euro utile et chaque euro allégé doit être un euro compensé. Autrement dit, comment est-ce qu'on fait du gagnant-gagnant ? C'est-à-dire avec cet allègement fiscal, qu'est-ce qu'on leur demande en contrepartie ? Et c'est là que c'est un peu faible. C'est là ou ça peut s'améliorer", a-t-elle jugé.

Selon l'ancienne ministre et candidate du PS à la présidentielle de 2007, "quand vous mettez beaucoup de ministres techniciens, à ce moment-là il faut peut-être renforcer les pouvoirs d'un parlement qui est au contact du territoire. En démocratie, il n'y a rien de plus vrai que le contact avec les électeurs, les gens, les entreprises de terrain".

"C'est évident, ça crevait les yeux que de faire l'allègement sur le capital et en même temps la (hausse de la) CSG sur les petits retraités, s'il y avait plus de ministres peut-être au contact du terrain, et si les parlementaires en amont avaient été consultés, peut-être que quelqu'un aurait dit : +attendez, il y a un problème de lisibilité de la politique qui est conduite+", a poursuivi Mme Royal.

"Ça peut venir, je ne suis pas pour condamner a priori, mais je pense que la politique, dans des sociétés complexes, c'est aussi une capacité de réajustement permanent", a-t-elle insisté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Royal « pas choquée » de mesures « classées à droite », mais veut des « compensations »
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le