Rufenacht a « déconseillé » à Philippe d’accepter Matignon avant les législatives
Antoine Rufenacht a "déconseillé" à Edouard Philippe, son successeur à la mairie du Havre, d'accepter le poste de Premier...

Rufenacht a « déconseillé » à Philippe d’accepter Matignon avant les législatives

Antoine Rufenacht a "déconseillé" à Edouard Philippe, son successeur à la mairie du Havre, d'accepter le poste de Premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Antoine Rufenacht a "déconseillé" à Edouard Philippe, son successeur à la mairie du Havre, d'accepter le poste de Premier ministre avant les élections législatives, une "erreur politique" pour la droite dont cet ancien pilier des campagnes de Jacques Chirac ne souhaite pas "l'éclatement".

"Non il ne m'a rien proposé, je lui ai même plutôt déconseillé d'accepter ce poste de Premier ministre qui est évidemment tentant compte-tenu de son âge et de l'importance de cette responsabilité, mais j'aurais préféré qu'il devint Premier ministre après les élections législatives", a déclaré M. Rufenacht sur LCI.

"Je ne partage pas l'analyse qu'il a faite, mais je lui garde beaucoup d'estime, beaucoup d'amitié et je dirais presque de l'affection, il pourrait être mon fils", a également déclaré le prédécesseur de M. Philippe à la mairie du Havre.

"Il m'en avait parlé avant, à un moment où ça n'était pas certain. Il était prudent", a-t-il indiqué.

"Je pense que c'est une erreur politique pour la famille politique à laquelle j'appartiens. Je crois qu'on va se retrouver dans une situation difficile", a regretté M. Rufenacht.

"Contrairement à ce que beaucoup de gens disent, je pense que la droite et la gauche doivent s'organiser, le Parti socialiste et le parti des Républicains doivent s'organiser, se réformer sans doute, mais se maintenir. Je ne crois pas du tout à l'effacement de la droite et de la gauche", a-t-il dit.

Emmanuel Macron, "je n'y crois pas. Le personnage est ambigu. Pour tout vous dire, il me met mal à l'aise avec ce côté... ce narcissisme, cette mise en avant de sa famille. Vous me direz: +Il n'est pas le premier à le faire+, mais enfin je trouve que ce n'est pas le rôle du président de la République que d'avoir ce genre d'attitudes. Et ses projets qui sont ambigus... On ne sait pas ce qu'il veut faire finalement".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rufenacht a « déconseillé » à Philippe d’accepter Matignon avant les législatives
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le