Ruffin: l’Assemblée, une « chambre d’enregistrement des désirs du président »
Le député de La France insoumise François Ruffin a déploré mercredi que l'Assemblée nationale ne soit qu'une "chambre d...

Ruffin: l’Assemblée, une « chambre d’enregistrement des désirs du président »

Le député de La France insoumise François Ruffin a déploré mercredi que l'Assemblée nationale ne soit qu'une "chambre d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député de La France insoumise François Ruffin a déploré mercredi que l'Assemblée nationale ne soit qu'une "chambre d'enregistrement des désirs du président".

"L'Assemblée, c'est une chambre d'enregistrement des désirs du président. (...) Quand on voit même parfois, et souvent, que les amendements sont écrits par les ministères, je pense que ça pose un grave problème. Ca dépasse le cadre de la figure d'Emmanuel Macron, je suis pour remettre du poids du côté du Parlement. En fait l’exécutif est aussi le législatif aujourd'hui", a déclaré le député sur BFM TV et RMC Radio.

François Ruffin a également déploré la faible capacité d'action des députés de l'opposition: "Et nous on nous envoie des textes, on va modifier trois virgules pour faire croire qu'on a une rôle. Le seul rôle qu'on a vraiment aujourd'hui, c'est un rôle d'interpellation. On peut interpeller mais au-delà de ça, je redoute qu'on ne peut pas faire grand-chose".

"Je ne suis pas du tout déçu car j'étais lucide. Je crois que l'une de mes fonctions, c'est de dire que le parlement est nu (...) car si jamais on veut le rhabiller demain, il faut partir d'un constat qui est sévère", a conclu l'élu.

François Ruffin a aussi été interrogé sur son face-à-face avec Emmanuel Macron mardi sur le site de l'usine Whirlpool d'Amiens. "Je pense que mon absence aurait été plus remarquée encore que ma présence. En plus, c'est une mise en lumière, qu'on le veuille ou non, que propose le président de la République. Pour moi, c'est le moment où je peux tenter de faire avancer un dossier qui me tient à cœur", a-t-il expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le

POLICE MUNICIPALE
3min

Politique

Projet de loi sur les polices municipales : « Il faut faire attention que ce qui a été ajouté est bien constitutionnel », prévient Laurent Nunez

L’extension de la liste des délits constatés par les policiers municipaux et les gardes champêtres s’apprête à être votée ce mardi 10 février au Sénat. Au cœur de ce texte, la possibilité pour les agents de verbaliser un certain nombre de délits pris sur le fait. Le Sénat a étendu le nombre d’infractions de neuf à une quinzaine, telles que l’occupation illicite de halls d’immeuble ou le port d’armes blanches. Le ministre de l’Intérieur, qui se félicite de débats « très constructifs », espère cependant que certains amendements votés par le Sénat, n'engendrent pas une censure du Conseil constitutionnel.

Le