Ruffin (LFI): Macron « nous prend pour des cons une deuxième fois »
Emmanuel Macron "nous prend pour des cons une deuxième fois" en exprimant sa déception quant à l'ancien site de Whirlpool, a...

Ruffin (LFI): Macron « nous prend pour des cons une deuxième fois »

Emmanuel Macron "nous prend pour des cons une deuxième fois" en exprimant sa déception quant à l'ancien site de Whirlpool, a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron "nous prend pour des cons une deuxième fois" en exprimant sa déception quant à l'ancien site de Whirlpool, a dénoncé vendredi le député LFI de la Somme François Ruffin qui a exhorté le président à reconnaître que l’État avait "merdé", le projet de reprise s'étant soldé par un échec.

En 2017, cinq mois après son élection, le président Macron visitait l'usine avec un repreneur, WN, largement aidé par l’État, qui devait sauver une partie des emplois. Deux ans plus tard, WN est liquidée.

"Venir il y a deux ans dire à tous les salariés qu'ils seront repris alors que derrière il n'y a rien, c'est nous prendre pour des cons. Et venir dire qu'aujourd'hui Emmanuel Macron, comme s'il était un citoyen lambda (…) est déçu, c'est nous prendre pour des cons une deuxième fois", a déclaré M. Ruffin aux journalistes en arrivant sur le parking de l'usine, peu avant la rencontre du président avec les ex-salariés.

"Moi j'ai dit la vérité à Whirlpool", a martelé le chef de l’État, quelques minutes avant de revenir sur les lieux de son déplacement de campagne le plus emblématique.

Lors de la visite sur le site, le député de la Somme a de nouveau vivement interpellé M. Macron: "je pense que vous grandiriez l’État à admettre que vous avez merdé, à la limite pas vous personnellement, mais pendant qu'ici rien ne se produisait, que c'était la catastrophe, que tout le monde pouvait voir que ça allait dans le mur, il y avait des signaux envoyés à l’extérieur et on n'a pas eu de réponse".

"Cette fameuse reprise, j'ai l'impression que cela a été un montage entre le gouvernement actuel, entre vous, M. Macron, et Whirlpool et un repreneur véreux qui s'appelle Decayeux (ex-patron de WN, ndlr)", a renchéri Patrice Sinoquet, délégué CFDT ex-Whirlpool.

"Il faut qu'il trouve les mots pour expliquer aux salariés comment cela se fait qu'il est venu leur taper sur l'épaule et qu'il n'y a eu aucun suivi derrière, et qu'on les a laissés foncer droit dans le mur", avait déclaré avant cette visite M. Ruffin.

"Il y a beaucoup de choses qui nécessitent des explications et j'espère qu'elles ne se dérouleront pas derrière des portes closes", avait-il ajouté. "J'espère que tout le monde sera également convié à une jolie promenade à l'intérieur d'entrepôts qui sont vides ! C'est un désert à l'intérieur!". "Les 190 salariés faisaient des tours Eiffel avec spaghettis pour s'occuper (…) Les syndicats ont alerté, j'ai alerté, et nous n'avons eu aucune réponse de l'Elysée, du ministère du Travail", a-t-il encore regretté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Ruffin (LFI): Macron « nous prend pour des cons une deuxième fois »
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Ruffin (LFI): Macron « nous prend pour des cons une deuxième fois »
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le