Rugy aura une « mission difficile », après le « tapis de bombes laissé par Hulot », estime Jadot
La tête de liste d’Europe Ecologie-Les Verts pour les Européennes 2019 estime qu’il ne sera « pas facile de reprendre » le flambeau au ministre de la Transition écologique pour François de Rugy.

Rugy aura une « mission difficile », après le « tapis de bombes laissé par Hulot », estime Jadot

La tête de liste d’Europe Ecologie-Les Verts pour les Européennes 2019 estime qu’il ne sera « pas facile de reprendre » le flambeau au ministre de la Transition écologique pour François de Rugy.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François de Rugy n’aura pas la tâche facile comme successeur de Nicolas Hulot. Au lendemain de la passation de pouvoir au ministère de la Transition écologique, Yannick Jadot, l’eurodéputé Europe Écologie-Les Verts (EELV) en est convaincu. Il aura « une mission difficile » après le « tapis de bombes laissé par Nicolas Hulot », a-t-il expliqué sur notre antenne,

La tête de liste du principal parti écologiste pour les élections européennes de 2019 rappelle que Nicolas Hulot a annoncé son départ « en affirmant en direct à quel point ce gouvernement, cette majorité, était à la fois gangrené par les lobbies et avait renoncé sur l’ambition écologique ».

« Si François de Rugy arrive à arracher des décisions, ce sera bienvenu »

Quel que soit le locataire à l’Hôtel de Roquelaure, Yannick Jadot ne se fait guère d’illusions sur la marge de manœuvre du ministre. « Pourquoi Emmanuel Macron donnerait des arbitrages favorables à François de Ruy qu’il n’a pas donné à Nicolas Hulot ? » s’est-il interrogé.

L’ancien directeur des campagnes de Greenpeace France a ajouté qu’à chaque fois qu’Emmanuel Macron avait eu à arbitrer, c’était « pour le nucléaire, les pesticides, la chasse, pour l’ensemble des pollueurs » :

Écologie : Yannick Jadot dénonce les arbitrages d'Emmanuel Macron
02:14

« Si François de Rugy arrive à résister aux lobbies de ce gouvernement et à arracher des décisions, eh bien, ce sera bienvenu », a-t-il ensuite concédé, après avoir listé les catastrophes climatiques de l’été.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Rugy aura une « mission difficile », après le « tapis de bombes laissé par Hulot », estime Jadot
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le