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24 heures après le rejet par le Sénat de la hausse de 36 milliards d’euros, prévue dans la loi de programmation militaire, Sébastien Lecornu a livré sa rapide analyse au micro de Public Sénat.
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Par Public Sénat
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François de Rugy n’aura pas la tâche facile comme successeur de Nicolas Hulot. Au lendemain de la passation de pouvoir au ministère de la Transition écologique, Yannick Jadot, l’eurodéputé Europe Écologie-Les Verts (EELV) en est convaincu. Il aura « une mission difficile » après le « tapis de bombes laissé par Nicolas Hulot », a-t-il expliqué sur notre antenne,
La tête de liste du principal parti écologiste pour les élections européennes de 2019 rappelle que Nicolas Hulot a annoncé son départ « en affirmant en direct à quel point ce gouvernement, cette majorité, était à la fois gangrené par les lobbies et avait renoncé sur l’ambition écologique ».
Quel que soit le locataire à l’Hôtel de Roquelaure, Yannick Jadot ne se fait guère d’illusions sur la marge de manœuvre du ministre. « Pourquoi Emmanuel Macron donnerait des arbitrages favorables à François de Ruy qu’il n’a pas donné à Nicolas Hulot ? » s’est-il interrogé.
L’ancien directeur des campagnes de Greenpeace France a ajouté qu’à chaque fois qu’Emmanuel Macron avait eu à arbitrer, c’était « pour le nucléaire, les pesticides, la chasse, pour l’ensemble des pollueurs » :
« Si François de Rugy arrive à résister aux lobbies de ce gouvernement et à arracher des décisions, eh bien, ce sera bienvenu », a-t-il ensuite concédé, après avoir listé les catastrophes climatiques de l’été.