Rugy: les manifestations ne feront pas reculer la majorité sur le travail
Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a estimé que les manifestations ne pourraient pas faire reculer le...

Rugy: les manifestations ne feront pas reculer la majorité sur le travail

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a estimé que les manifestations ne pourraient pas faire reculer le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy a estimé que les manifestations ne pourraient pas faire reculer le gouvernement sur les réformes engagées à la rentrée, notamment celle du Code du Travail.

"Les réformes créent toujours des inquiétudes et donc aussi des mécontentements. Tout changement est insécurisant, surtout dans un monde qui est déjà insécurisant. Mais nous avons été élus pour tenir la barre, quel que soit le temps, qu'il soit bon ou mauvais", a déclaré le président de l'Assemblée (REM issu des écologistes) dans un entretien à Var-Matin.

A la question: "La rue peut-elle faire reculer la majorité ?", le député de Loire-Atlantique a répondu: "Je ne pense pas. Les manifestions sont un mode d'expression, de contestation en général, pour ceux qui sont contre, même lorsqu'ils ont été minoritaires aux élections - y compris dans les élections syndicales".

"On ne fait pas la loi dans la rue", a également déclaré M. Rugy selon le quotidien. "La loi, elle, se fait entre le gouvernement, les partenaires sociaux par la concertation, et le Parlement", a-t-il ajouté.

"Les Français, à la fin, ce qu'ils jugeront, ce sont les résultats, qui mettent 18 à 24 mois avant de produire des effets. À la fin du mandat, on fait les comptes", a-t-il lancé, défendant notamment le plafonnement des indemnités prud'homales.

"En cas de différend entre patron et salarié, vous savez désormais à quoi vous vous exposez en tant qu'employeur, ce à quoi vous pouvez prétendre en tant que salarié. Y compris si vous contestez devant le tribunal. Je suis prêt à en faire la pédagogie", a-t-il justifié.

Deux journées de manifestations contre la réforme du Code du travail sont pour l'instant prévues: le 12 septembre à l'appel de la CGT, avec Solidaires et la FSU, et le 23 septembre à l'appel de La France insoumise.

Partager cet article

Dans la même thématique

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
8min

Politique

Municipales 2026 : à quelques jours du scrutin, … que disent les derniers sondages ?

À quelques jours du premier tour des élections municipales, le paysage politique des grandes métropoles françaises reste particulièrement mouvant. Dans plusieurs villes clés, les équilibres sont fragiles, les alliances incertaines et les seconds tours encore très ouverts. Droite, gauche, centre et extrême se disputent des bastions historiques dans des configurations souvent inédites.

Le

Illustration d’une mairie
5min

Politique

Municipales 2026 : 9 communes sur 10 connaîtront leur maire à l’issue du premier tour

A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.

Le

Rugy: les manifestations ne feront pas reculer la majorité sur le travail
4min

Politique

Municipales 2026 : à Marseille, le premier tour s’annonce très serré entre le maire sortant de gauche Benoît Payan et Franck Allisio du RN 

A quelques jours du premier tour des élections municipales à Marseille, le maire sortant divers gauche Benoît Payan est au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement National Franck Allisio dans les sondages. Derrière eux, la candidate de la droite et du centre Martine Vassal et le candidat insoumis Sébastien Delogu pourraient se placer en arbitres du scrutin.

Le

Hervé Marseille
3min

Politique

Elections municipales à Paris : « Il est indispensable d’avoir une union dans l’entre-deux-tours entre Dati et Bournazel », réclame Hervé Marseille

Le premier tour des élections municipales se déroule ce dimanche 15 mars et le successeur d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris peine à poindre. Son ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire arrive en tête dans les sondages certes, mais l’hypothèse d’une fusion des listes entre le bloc central et la droite parisienne demeure. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le président du groupe sénatorial Union centriste, Hervé Marseille, enjoint les deux camps à s’unir face à la gauche d’Emmanuel Grégoire.

Le