« Rugy va se trouver face à des lobbies » estime Bernard Jomier
Au micro de Sénat 360, Bernard Jomier, sénateur (PS) de Paris réagit à la nomination de François de Rugy, au poste de ministre de la Transition écologique, après la démission de Nicolas Hulot.

« Rugy va se trouver face à des lobbies » estime Bernard Jomier

Au micro de Sénat 360, Bernard Jomier, sénateur (PS) de Paris réagit à la nomination de François de Rugy, au poste de ministre de la Transition écologique, après la démission de Nicolas Hulot.
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« C’est incontestablement un écologiste. Et un écologiste qui a un long parcours en la matière » assure Bernard Jomier, sénateur (PS) de Paris, à propos de François de Rugy, le nouveau ministre de la Transition écologique, que le sénateur connaît bien, pour avoir partagé avec lui, le même parti.

Mais il tempère aussitôt son propos : « Le problème est (…) qu’il va se retrouver confronter aux mêmes difficultés que Nicolas Hulot ». Car pour le sénateur (PS), le problème s’appelle « Stéphane Travers qui présente un projet de loi (…) sur l’alimentation où il n’y a pas de conversion à l’écologie, il s’appelle Jacques Mézard qui ne met pas en œuvre la transition énergétique du bâtiment, il s’appelle Élisabeth Borne qui ne fait rien pour réduire le trafic des camions diesel dans les mobilités… ». Et d’ajouter : « François de Rugy va se trouver face à des collègues et face à des lobbies privés, comme les chasseurs, ou publics comme EDF, qui défendent des politiques anti écologistes. »

Bernard Jomier poursuit : «  Emmanuel Macron n’a pas de sensibilité écologiste particulière, tout le monde le sait. La question n’est pas là. La question est : est-ce qu’il s’entoure de personnes qui le conseillent bien ? Et est-ce qu’il donne suite aux avis de ces personnes. Avec Nicolas Hulot, il avait pris un bon ministre dont il n’a pas suivi les avis. S’il recommence avec François de Rugy, le résultat sera exactement le même. »

Toutefois, le sénateur (PS) estime qu’il faut attendre et laisser le temps à François de Rugy de « poser des actes pour mettre en œuvre la transition écologique. »

Partager cet article

Dans la même thématique

EU Summit, Europa-Gebäude, Br%FCssel, Belgium – 15 Oct 2026
7min

Politique

Union européenne : comment est abondé le budget et que finance-t-il ?

Les dirigeants européens ont entamé jeudi à Bruxelles les négociations autour du prochain budget de l’UE sur la période 2028-2034. La Commission aimerait trouver un accord d’ici la fin de l’année, avant la tenue des élections dans plusieurs États membres, dont la France. La favorite des sondages, Marine Le Pen, plaide pour une baisse de la contribution française au budget de l’Union. Comment fonctionne le budget de l’Union européenne ? Explications.

Le

« Rugy va se trouver face à des lobbies » estime Bernard Jomier
5min

Politique

Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : « Il faut que tout le monde contribue », insiste le ministre Jean-Pierre Farandou

Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le