« S’il fonctionne le vaccin Russe doit faire partie des vaccins à disposition des Européens », affirme Emmanuel Maurel
Jusqu’où aller dans le bras de fer avec Vladimir Poutine dans l’affaire Navalny ? Depuis des semaines, un bras de fer diplomatique est engagé entre la Russie et l’Union européenne au sujet de l’opposant politique emprisonné Alexeï Navalny et des milliers d’arrestations lors des manifestations pro démocratiques. Mais pour l’eurodéputé Emmanuel Maurel, le recours au vaccin Russe ne doit pas être conditionné à des questions diplomatiques.

« S’il fonctionne le vaccin Russe doit faire partie des vaccins à disposition des Européens », affirme Emmanuel Maurel

Jusqu’où aller dans le bras de fer avec Vladimir Poutine dans l’affaire Navalny ? Depuis des semaines, un bras de fer diplomatique est engagé entre la Russie et l’Union européenne au sujet de l’opposant politique emprisonné Alexeï Navalny et des milliers d’arrestations lors des manifestations pro démocratiques. Mais pour l’eurodéputé Emmanuel Maurel, le recours au vaccin Russe ne doit pas être conditionné à des questions diplomatiques.
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Par Marie Brémeau

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Pour l’eurodéputé français Emmanuel Maurel (GUE), il n’est pas dans l’intérêt de l’Europe de fermer la porte au dialogue avec le régime de Vladimir Poutine, et encore moins de pénaliser le vaccin Spoutnik, au motif qu’il est russe.

L’aller-retour express du chef de la diplomatie européenne, Josep Borell à Moscou le 7 février dernier ? Emmanuel Maurel concède pour le moins une « visite maladroite » quand certains de ses collègues eurodéputés, principalement des pays de l’Est, n’hésitent pas à parler d’une gifle diplomatique.

Pour une politique diplomatique pragmatique

Mais l’élu français continue de prôner une « politique diplomatique pragmatique » avec le Kremlin. Et peu importe les tensions exacerbées des dernières semaines : l’emprisonnement et la condamnation du militant anti-corruption Alexeï Navalny, les milliers d’arrestations lors de manifestations de soutien ou encore l’expulsion de trois diplomates européens le même jour que la visite du Haut représentant de l’Union européenne.

« Je veux bien qu’on fasse de la géopolitique pour tout, mais en l’occurrence là on a une situation sanitaire tellement dégradée, qu’il faut vacciner les Européens ».

Le refus catégorique de « la diplomatie du vaccin »

Et pas question de « prendre en otage » le vaccin russe dans le bras de fer qui oppose la Fédération de Russie à l’Union européenne. Spoutnik V est d’ailleurs en attente de l’autorisation de mise sur le marché par l’Agence européenne du médicament. « On ne va pas faire dans le nationalisme vaccinal. Si le vaccin russe, une fois toutes les opérations des autorités sanitaires européennes faites, il fonctionne, et bien, il fera partie de la gamme des vaccins à disposition des Européens. Ça me paraît nécessaire. Je veux bien qu’on fasse de la géopolitique pour tout, mais en l’occurrence là on a une situation sanitaire tellement dégradée, qu’il faut vacciner les Européens », affirme clairement Emmanuel Maurel.

En Hongrie, 40 000 doses de vaccins russes ont déjà été livrées et la campagne d’injection a démarré. Le premier ministre hongrois, Viktor Orban, s’affranchissant ainsi des procédures communes aux 27 Etats membres en matière sanitaire.

 

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