Sainte-Soline : Élisabeth Borne dénonce des « scènes inacceptables et profondément choquantes »
La Première ministre Élisabeth Borne a condamné fermement les violences qui ont émaillé un rassemblement contre un chantier de méga-bassine agricole dans les Deux-Sèvres.

Sainte-Soline : Élisabeth Borne dénonce des « scènes inacceptables et profondément choquantes »

La Première ministre Élisabeth Borne a condamné fermement les violences qui ont émaillé un rassemblement contre un chantier de méga-bassine agricole dans les Deux-Sèvres.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

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Les violences qui se sont produites le samedi 29 octobre lors de la manifestation près d’un chantier d’une retenue agricole à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) ont vivement fait réagir l’exécutif. Interrogée au Sénat, lors des questions d’actualité au gouvernement ce 2 novembre, la Première ministre Élisabeth Borne a dénoncé « des scènes inacceptables et profondément choquantes », de la part de « plusieurs centaines d’individus violents » qui « ont pris à partie les gendarmes qui protégeaient le site ».

Répondant au président du groupe Les Indépendants, Claude Malhuret, qui s’est offusqué du « délire antisystème d’une minorité », la cheffe du gouvernement a assuré que ces faits de violence ne resteraient pas sans réponse. 61 gendarmes, ont été blessés dont 22 sérieusement. « La justice est saisie, et je peux vous l’assurer, il n’y aura aucune impunité pour ces auteurs de violences. »

Un projet « écologiquement vertueux », selon Élisabeth Borne

Ancienne préfète de la région, Élisabeth Borne connaît bien le dossier. Elle a notamment souligné que le chantier de bassin avait été précédé de « concertations longues et approfondies » et que la justice avait donné tort aux opposants. Selon elle, le projet est « écologiquement vertueux », et l’opposition à un projet « ne justifie jamais la violence ».

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, interpellé par le sénateur du département LR Philippe Mouiller, a insisté sur la gravité des évènements du week-end. « Il ne s’agit pas de petits faits de délinquance mais des attaques graves contre les responsables de l’ordre public, alors même que cette manifestation était interdite […] C’était l’outil de travail des agriculteurs qu’on a voulu casser ». Le ministre a en outre assuré que les gendarmes ont empêché l’établissement d’une ZAD (zone à défendre). « Il n’y a plus que quelques dizaines de personnes aujourd’hui près du site. »

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