Sainte-Soline : pour Christophe Béchu, certains élus « portent tort à l’écologie »
Invité d’Audition publique, le ministre de la Transition écologique a emboîté le pas à Gérald Darmanin, en reprochant une forme de complaisance aux écologistes dans le dossier de Sainte-Soline.

Sainte-Soline : pour Christophe Béchu, certains élus « portent tort à l’écologie »

Invité d’Audition publique, le ministre de la Transition écologique a emboîté le pas à Gérald Darmanin, en reprochant une forme de complaisance aux écologistes dans le dossier de Sainte-Soline.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Après « l’écoterrorisme », le « terrorisme intellectuel d’extrême gauche ». Mis en cause dans la gestion du maintien de l’ordre pendant les manifestations contre la réforme des retraites, ou contre la méga-bassine de Sainte-Soline, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a répondu ce week-end à la France insoumise et ses alliés pour dénoncer les violences qui visent les forces de l’ordre. Dans les rangs de la gauche, cette formule choc a suscité l’indignation. Secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Marine Tondelier a fustigé le discours d’un ministre « pyromane ».

Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a pleinement apporté son soutien à son collègue de la place Beauvau, notamment sur la question des affrontements à Sainte-Soline. « Il y a un moment où il faut appeler les choses par leur nom », a appuyé le ministre, invité ce 3 avril d’Audition publique, l’émission politique de Public Sénat et LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro Live. « Jeter des boules de pétanque sur des gendarmes, se munir de bonbonnes de gaz, tirer avec des mortiers d’artifice, venir avec des armes qui peuvent tuer, ce n’est pas être écologiste […] Si on considère qu’en nommant les casseurs, on porte du tort à l’écologie, on se trompe lourdement », a-t-il ajouté.

Selon le ministre de la Transition écologique, la contre-offensive médiatique de Gérald Darmanin fait l’objet d’un « raccourci ». « Je comprends que l’émotion, au vu, à la fois des images et des retours que vous avez de vos propres rangs, elles vous conduisent à dénoncer non seulement ceux qui leur ont tiré dessus, mais ceux qui en plus, le soir, expliquent que les violences seraient du côté des forces de l’ordre, et pas des manifestants », a-t-il appuyé en soutien à son collègue, dont il souligne la « sincérité ». Et d’ajouter : « Il y a quand même une forme d’inversion de l’histoire, qui consiste à présenter une vérité de manière alternative. »

Christophe Béchu réagit à la plainte d’Europe Ecologie-Les Verts

Christophe Béchu estime que la participation de parlementaires insoumis ou écologistes à cette manifestation dans les Deux-Sèvres, suivie de leur mise en cause des forces de l’ordre « dessert la cause de l’écologie ».

Il y a déjà deux mois, le ton était monté, par tweets interposés, entre le ministre et les écologistes. Sur le réseau social, Christophe Béchu avait répondu le 2 février à Marine Tondelier, avec ces mots : « Jeter de la soupe sur des œuvres ou défendre ceux qui jettent des boules de pétanque sur des gendarmes, c’est lutter contre le dérèglement climatique ? Belle cohérence des « écologistes » ! » Dans un communiqué, le parti EELV avait alors dénoncé « des accusations mensongères et outrancières » et annoncé son intention de porter plainte pour diffamation publique contre le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu devant la Cour de Justice de la République.

Interrogé ce lundi sur le devenir de cette plainte, l’ancien maire d’Angers a précisé qu’il n’avait eu « absolument aucun élément ». En revanche, il a choisi de « maintenir évidemment » ses propos. « Expliquer que jeter des boules de pétanque contre des gendarmes, ça n’est pas lutter contre le réchauffement climatique, je pense que c’est très exact et je pense que c’est ce que tout le monde pense. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Sainte-Soline : pour Christophe Béchu, certains élus « portent tort à l’écologie »
4min

Politique

Sénatoriales : face au RN, le Parti socialiste parviendra-t-il à conserver ses deux sièges dans l’Aude ?

Si le sénateur sortant Sébastien Pla se représente, ce n’est pas le cas de Gisèle Jourda. Huit candidats sont en lice pour remporter les deux sièges à pourvoir. Député Rassemblement national de la 3è circonscription de l’Aude, Julien Rancoule brigue un mandat de sénateur, dans un département où le RN s’installe peu à peu dans le paysage politique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : quel est le dernier décompte des candidats déjà sur la ligne de départ ?

À moins de huit mois du premier tour, la course à l'Élysée prend forme. L'élection présidentielle se tiendra les 18 avril, puis le 2 mai 2027, dans un paysage politique fragmenté où les sondages placent l'extrême droite en position favorable. Sur la ligne de départ, les prétendants se bousculent déjà, chacun assurant être le mieux placé pour l'emporter. Mais cette liste reste à ce stade provisoire, aucun nom ne sera officiellement retenu avant la validation des parrainages par le Conseil constitutionnel.

Le

Carte sénatoriale 2026 candidats
2min

Politique

CARTE. Elections sénatoriales : découvrez les candidats dans votre département

Les élections sénatoriales auront lieu dimanche 27 septembre. 178 sénateurs sur 348 que compte la chambre haute, vont être élus ou réélus dans 63 départements et dans la circonscription représentant les Français établis hors de France. Découvrez les noms et les listes des candidats par départements.

Le