Saisie d’aide publique du RN: « Nous sommes en sursis », dit Nicolas Bay
Le Rassemblement national (ex-FN) est "en sursis", a affirmé lundi l'eurodéputé Nicolas Bay, estimant "qu'il pourra survivre" à...

Saisie d’aide publique du RN: « Nous sommes en sursis », dit Nicolas Bay

Le Rassemblement national (ex-FN) est "en sursis", a affirmé lundi l'eurodéputé Nicolas Bay, estimant "qu'il pourra survivre" à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le Rassemblement national (ex-FN) est "en sursis", a affirmé lundi l'eurodéputé Nicolas Bay, estimant "qu'il pourra survivre" à la saisie judiciaire de 2 millions d'euros d'aide publique dans l'affaire des emplois présumés fictifs d'assistants d'eurodéputés, mais se montrant "très prudent".

"Je crois que (le parti) pourra survivre même si je suis très prudent", a déclaré Nicolas Bay sur franceinfo.

"Compte tenu de la bonne mobilisation (après le lancement le 8 juillet d'une campagne d'appel aux dons, ndlr), des sommes que nous avons déjà rassemblées, je pense que nous sommes en sursis, en quelque sorte, mais nous attendons la décision du 26 septembre, en espérant que la chambre de l'instruction prendra une décision qui ne soit pas politique, mais une décision de respect du droit".

Le Rassemblement national saura le 26 septembre si la justice confirme ou non la saisie de ses 2 millions d'euros d'aide publique, ordonnée dans l'enquête sur des emplois présumés fictifs d'assistants d'eurodéputés.

Les magistrats de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris ont mis leur décision en délibéré à cette date après avoir examiné le 6 août, à huis clos, le recours formé par le parti de Marine Le Pen contre cette saisie, ordonnée le 28 juin par les juges en charge de l'enquête.

Invité à préciser le montant des dons récoltés par le RN, M. Bay a indiqué "on est à peu près dans les 500.000 euros". "Il y a forcément maintenant, pendant la période du mois d'août, un petit ralentissement, mais évidemment nous continuons d'appeler les Français à ne pas accepter que l'institution judiciaire soit instrumentalisée et qu'elle interfère d'une manière grossière dans le débat politique en essayant d'asphyxier la principale force politique d'opposition dans notre pays".

M. Bay a par ailleurs évalué à "environ 50.000" le nombre d'adhérents au RN. "Le volume global des cotisations se tasse souvent un petit peu dans une période sans élections, nous ne faisons pas exception à cette règle, mais il n'y a rien d'alarmant, au contraire, il y a eu plutôt une dynamique qui a été créée ces dernières semaines, ces derniers mois, notamment avec notre congrès, avec la refondation, avec le changement d'appellation de notre mouvement", a-t-il affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Saisie d’aide publique du RN: « Nous sommes en sursis », dit Nicolas Bay
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Saisie d’aide publique du RN: « Nous sommes en sursis », dit Nicolas Bay
4min

Politique

« L’IA, j’y crois beaucoup » : le préfet de police de Paris défend son utilisation pour la surveillance vidéo des rodéos urbains et des manifestations

Auditionné au Sénat sur la sécurité de l’espace public, le préfet de police de Paris Patrice Faure a défendu le recours à la surveillance vidéo algorithmique pour détecter certains délits et encadrer les manifestations. « Donnez-nous le cadre législatif pour utiliser les moyens technologiques qui existent », a-t-il exhorté devant les sénateurs.

Le

Retailleau ok
7min

Politique

Bruno Retailleau veut rétablir les contrôles à la frontière espagnole : c’est le cas depuis 2015

Suite à la régularisation de 500 000 sans-papiers en Espagne, la droite et l’extrême droite réclament un rétablissement des contrôles à la frontière espagnole. Or, ces contrôles ont été rétablis, théoriquement temporairement, mais sans discontinuer, depuis 2015. Par ailleurs, un titre de séjour délivré par un autre Etat-membre ne permet pas de séjourner légalement en France.

Le