Le Parlement européen s'est défendu de toute "persécution" de l'eurodéputée d'extrême droite Marine Le Pen, dans un communiqué publié jeudi soir, répliquant aux accusations de la Française sur des retenues sur son salaire pour l'emploi douteux d'assistants parlementaires.
La candidate à l'élection présidentielle française nie tout abus et a dénoncé un "combat politique" du Parlement contre son parti, le Front national, alors que les retenues doivent commencer à la mi-février sur son salaire, et que d'autres sont déjà en cours pour d'autres élus européens du FN, dont Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch.
"Aucune procédure de recouvrement ne s'inscrit en aucune manière dans un processus de discrimination ou de persécution envers une personne ou un parti politique", a souligné dans son communiqué l'europarlement, précisant que "le recouvrement n'intervient qu'en cas de refus de remboursement des sommes indûment perçues".
"Suite aux conclusions d'une enquête menée par l'Organisme européen de lutte contre la fraude (Olaf), l'administration du Parlement européen a été informée qu’une somme de 340.000 euros avait été indûment perçue par deux assistants parlementaires de la députée européenne Marine Le Pen", a-t-il rappelé.
"Après avoir donné la possibilité à la députée de faire valoir toute observation utile, le Parlement a décidé, suivant la règlementation financière européenne en vigueur, de procéder au recouvrement de la somme due", a-t-il ajouté.
L'Olaf, après son enquête, avait transmis en juillet 2016 un rapport final au président du PE, où il avait évalué le préjudice financier subi par l'Union européenne à 340.000 euros.
Le député européen et euroseptique Nigel Farage, le 1 février à Bruxelles
AFP/Archives
Le Parlement européen avait ensuite décidé en décembre 2016 du recouvrement effectif des sommes versées pour les assistants parlementaires de Mme Le Pen, dont il considère qu'ils n'effectuaient pas véritablement un travail lié au mandat européen de l'eurodéputée.
Un recours est possible contre cette procédure, "devant les instances décisionnelles du Parlement européen" ou "devant la Cour de justice européenne", mais il n'est pas suspensif, a précisé le Parlement.
Outre les affaires liés aux eurodéputés FN, une dizaine d'eurodéputés britanniques de Ukip, dont Nigel Farage, sont aussi soupçonnés par le Parlement européen d'avoir indûment perçu des centaines de milliers d'euros pour rémunérer des assistants ne travaillant pas réellement dans le cadre de l'institution, a-t-on appris jeudi de source parlementaire à Bruxelles.
Les communes de plus de 30 000 habitants ont élu ce 5 vendredi juin leurs délégués dits supplémentaires qui se déplaceront pour les élections sénatoriales de septembre. Reportage à Rouen sur un petit scrutin méconnu, mais déterminant pour le renouvellement de la chambre haute du Parlement.
Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.
Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.
Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».