Santé : les pistes de Jean Castex ne convainquent pas les sénateurs
La crise du Coronavirus l’a montré, la gestion territoriale de l’épidémie s’est révélée parfois plus efficace et plus fluide que l’approche nationale. Dans son discours de politique générale au Sénat, Jean Castex a évoqué son intention de réarmer les territoires notamment en matière de santé publique. Et ce pour renforcer la coordination entre tous les acteurs.

Santé : les pistes de Jean Castex ne convainquent pas les sénateurs

La crise du Coronavirus l’a montré, la gestion territoriale de l’épidémie s’est révélée parfois plus efficace et plus fluide que l’approche nationale. Dans son discours de politique générale au Sénat, Jean Castex a évoqué son intention de réarmer les territoires notamment en matière de santé publique. Et ce pour renforcer la coordination entre tous les acteurs.
Public Sénat

Par Marion Vigreux

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le premier ministre souhaite associer les collectivités régionales et départementales aux stratégies d’investissement et d’organisation du système de santé. Et pour cela, il veut s’appuyer sur des contrats territoriaux qui seraient conclus entre l’État et les structures de soin.

Une stratégie à laquelle n’adhère pas le sénateur Bernard Jomier. « Nous n’avons pas besoin de nouveaux contrats. Nous sommes envahis de contrats. Cela va venir encore renforcer le mille-feuille administratif », estime-t-il. Le sénateur de Paris prône une modification de la gouvernance des établissements de santé afin d’intégrer davantage les élus locaux mais aussi les usagers. ​​​​​​

 

"Il  faut modifier la gouvernance des établissements de santé" selon Bernard Jomier
 
"Il faut modifier la gouvernance des établissements de santé" selon Bernard Jomier
00:41
 

Accentuer le développement de la télémédecine

Parmi les priorités que se donne Jean Castex, il y a le développement de la télémédecine.
« Encore faut-il que tout le monde ait accès au numérique », commente Hervé Marseille. Le sénateur UC des Hauts-de-Seine rappelle qu’il y a encore de nombreuses zones blanches en province et même dans certaines villes. Il demande donc, en parallèle, une accélération du déploiement de la 5G.

 

 
"On manque de médecins" déplore Hervé Marseille
00:25
 

L’absence de stratégie gouvernementale forte

Quant à la stratégie développée par le gouvernement pour éviter une seconde vague de coronavirus, elle ne fait pas l’unanimité. Dès la semaine prochaine, Jean Castex rend obligatoire le port du masque dans les lieux clos.  « Trop tard », répond Bruno Retailleau. Le sénateur vendéen et président des Républicains au Sénat dénonce l’absence de stratégie gouvernementale forte, notamment en matière de tests. « On nous avait promis 700 000 tests. On en fait deux fois moins. Il ne faut pas attendre. La plupart des cas sont asymptomatiques. Il faut tester. (…) Il faut donc beaucoup plus d’énergie pour régler cette crise sanitaire».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Denmark Election
4min

Politique

Sondage présidentielle 2027 : Marine Le Pen largement en tête, suivi de Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe à égalité

Politico publie ce jeudi 24 septembre un sondage de Cluster 17 sur les intentions de vote du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen reste largement en tête du premier tour avec 30% des voix. Jean-Luc Mélenchon se situe désormais à 19%, tout comme Édouard Philippe, loin devant Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann.

Le

Annecy Journees parlementaires du parti de droite Les Republicains
7min

Politique

Sénatoriales : Gérard Larcher annule sa venue dans les Bouches-du-Rhône, mais rappelle dans un courrier que la liste Devésa/Muselier a été « investie » par LR

Alors qu’il devait se rendre à Aix-en-Provence pour soutenir la liste de la centriste Brigitte Devésa et de l’ex-LR, devenu Renaissance, Renaud Muselier, pour les sénatoriales, Gérard Larcher a annulé sa visite. Mais dans un courrier, il rappelle que c’est bien cette liste qui a été « investie » par « la commission nationale d’investiture » des LR, « avec le soutien de la majorité sénatoriale ». Bruno Retailleau, patron des LR, avait lui apporté son soutien à la liste concurrente de Valérie Boyer.

Le