Sapin (PS): le budget favorable « non pas aux riches » mais « aux très, très riches »
Le budget 2018 est favorable "non pas aux riches" mais "aux très, très riches" du fait de la réforme de l'ISF et de l...

Sapin (PS): le budget favorable « non pas aux riches » mais « aux très, très riches »

Le budget 2018 est favorable "non pas aux riches" mais "aux très, très riches" du fait de la réforme de l'ISF et de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le budget 2018 est favorable "non pas aux riches" mais "aux très, très riches" du fait de la réforme de l'ISF et de l’instauration de la "flat tax" sur les revenus du capital, a dénoncé lundi l'ancien ministre socialiste Michel Sapin.

Le gouvernement, "pour reprendre le terme du Premier ministre, on considère que c'est un orchestre qui doit jouer de manière harmonieuse. C'est vrai. Mais mon problème à moi ce n'est pas: est-ce qu'ils jouent bien les uns les autres, mais quelle musique ils jouent. Et la musique jouée aujourd'hui est injuste fiscalement, injuste par les économies qui frappent les plus faibles des Français, et qui donne beaucoup, beaucoup aux plus aisés", a accusé M. Sapin sur LCI.

"Pourquoi on dit +président des riches+ ? Parce qu'il y a deux mesures qui sont extrêmement favorables non pas aux riches (...) mais aux très, très riches, d'une catégorie très particulière de Français qui est (les détenteurs de) richesse financière, et uniquement cette richesse financière. Et à ceux-là il est fait un cadeau l'année prochaine: l'ISF plus une autre manière d'imposer les revenus de ce capital", a développé l'ancien ministre des Finances.

"Les revenus du capital demain vont être imposés à 12,8%. La plupart de ceux qui nous écoutent et qui paient des impôts sont imposés --c'est la première tranche en France-- à 14%. Donc (si) vous êtes héritier financier, vous allez payer des proportions d'impôt inférieures", a détaillé M. Sapin, à la veille de l'examen en commission à l’Assemblée nationale de ce premier projet de budget du quinquennat.

Quant aux contribuables jusqu'ici assujettis à l'ISF avant sa transformation en IFI (impôt sur la transformation immobilière), si "vous êtes propriétaire immobilier, vous allez payer jusqu'à 45%. (Si) vous êtes propriétaires d'une fortune qui vous a été donnée par votre naissance, vous allez payer 12,8%", a-t-il dit.

Les accusations d'insincérité du budget 2017, "c'est faux. La meilleure preuve, on la voit très bien aujourd'hui: on a vu 1,8% de croissance pour 2017. J'avais prévu par prudence 1,5% de croissance. La différence entre les deux, c'est 3 milliards de l'Etat, c'est-à-dire exactement ce qu'on nous a reproché d'avoir dissimulé".

"Ce qui montre très bien que la situation de la France est bonne parce que la politique précédente commence à porter ses fruits. Quitte à ce qu'évidemment, d’autres décisions aujourd'hui puissent encore accélérer cette croissance". Mais "ce n'est pas le cas. Pour l'instant c'est la croissance au niveau où nous l'avions laissée", a relevé M. Sapin, désormais collaborateur de François Hollande.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le