Sarkozy a dénonce « l’ingérence du pouvoir médiatique » dans la justice
En pleine affaire Fillon, Nicolas Sarkozy a récemment fustigé "l'ingérence du pouvoir médiatique" dans le fonctionnement de la...

Sarkozy a dénonce « l’ingérence du pouvoir médiatique » dans la justice

En pleine affaire Fillon, Nicolas Sarkozy a récemment fustigé "l'ingérence du pouvoir médiatique" dans le fonctionnement de la...
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En pleine affaire Fillon, Nicolas Sarkozy a récemment fustigé "l'ingérence du pouvoir médiatique" dans le fonctionnement de la justice, lors d'une intervention devant des avocats du barreau de Paris, rapportée par l'hebdomadaire Valeurs Actuelles lundi soir.

"Qui arrêtera l’ingérence du pouvoir médiatique dans le fonctionnement de l’autorité judiciaire ? Qui arrêtera l’instrumentalisation des procédures par le pouvoir médiatique ? Qui aura suffisamment de courage pour écrire le J’accuse qui manque à notre siècle ?”, a notamment lancé l'ancien président de la République lui-même avocat, dans cette intervention prononcée le 20 mars et que l'hebdomadaire indique s'être procurée.

Interrogé par l'AFP, l'entourage de M. Sarkozy n'a pas démenti ces propos de l'ex-chef de l'Etat, prononcés à l'occasion de la remise de la Légion d'honneur à l'avocat Jean-Yves Le Borgne, qui fut le défenseur d'Eric Woerth dans l'affaire Bettencourt.

L'ex-président du parti Les Républicains s'en est aussi pris au secret des sources des journalistes, selon lui "devenu par la loi, non plus un simple précepte déontologique mais un principe de droit alors que dans le même temps le secret professionnel des avocats peut faire, à tout moment, l’objet d’une perquisition voire d’un interrogatoire dans le cadre d’une garde à vue".

"La justice doit, bien sûr, chercher la vérité et pour cela elle dispose de moyens d’investigation nombreux et puissants mais elle ne peut ni inventer des intentions en renversant la charge de la preuve, ni arracher par la force et l’intimidation ce qu’elle doit obtenir par l’instruction, la déduction et la confrontation des points de vue", s'est aussi insurgé dans cette diatribe le candidat malheureux à la primaire de la droite, selon ces propos rapportés.

Entre autres affaires judiciaires, Nicolas Sarkozy a été renvoyé début février en procès, avec treize autres protagonistes, pour ses dépenses excessives lors de la campagne présidentielle de 2012 dans l'affaire Bygmalion.

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