Scandale Orpea : « On ne peut pas faire du fric sur la dignité des personnes âgées », dénonce Damien Abad (LR)
Invité de notre matinale, Damien Abad est revenu sur le scandale Orpea. Alors que la ministre a convoqué ce matin les dirigeants du groupe, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale fait du grand âge et de la dépendance « la grande réforme » d’un éventuel futur quinquennat de Valérie Pécresse.

Scandale Orpea : « On ne peut pas faire du fric sur la dignité des personnes âgées », dénonce Damien Abad (LR)

Invité de notre matinale, Damien Abad est revenu sur le scandale Orpea. Alors que la ministre a convoqué ce matin les dirigeants du groupe, le président du groupe LR à l’Assemblée nationale fait du grand âge et de la dépendance « la grande réforme » d’un éventuel futur quinquennat de Valérie Pécresse.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Alors que Brigitte Bourguignon a annoncé ce matin avoir lancé deux enquêtes sur le fonctionnement des Ehpad du groupe Orpea et que les dirigeants du groupe sont convoqués ce mardi matin par la ministre chargée de l’Autonomie, Damien Abad (LR) estime que « ces enquêtes internes sont nécessaires. » S’il condamne fermement les faits mis en lumière par l’enquête de Victor Castanet et son livre Les Fossoyeurs [Fayard] parce qu’on « ne peut pas faire du fric sur la dignité des personnes âgées », le député de l’Ain ne veut pas « jeter le pilori sur Orpea. » D’après lui, se focaliser sur ce groupe serait contreproductif, dans la mesure où « la situation n’est pas beaucoup plus reluisante » dans certains Ehpads d’autres groupes privés ou même publics. « Là aussi il manque des moyens humains et personnels, là aussi il y a de la souffrance au travail » ajoute Damien Abad.

« Il faut tout revoir de la cave au grenier »

Le député de l’Ain et ancien président du département dresse un constat difficile de la situation actuelle dans la gestion des Ehpad et une situation critique révélée par la crise sanitaire : « Les départements n’ont plus les moyens de faire cela. Je n’oublie pas non plus la 1ère vague et les réanimations fermées pour certains résidents. Les Ehpad ne sont ni une prison, ni un mouroir. Il faut tout revoir, de la médicalisation, à l’Ehpad hors-les-murs en passant par les services d’aide à domicile. » Le Ségur de la santé, trop « hospitalo-centré », n’aurait pas suffi à redresser la barre pour le médico-social et Damien Abad fait ainsi du grand âge et de la dépendance « l’une des grandes réformes du prochain quinquennat » si sa candidate, Valérie Pécresse est élue.

D’après lui, cette réforme doit se mener dans les fameux « 100 premiers jours » : « C’est une réforme de long cours qui prendra 5 ans, il faut tout revoir de la cave au grenier. Il y a une question d’organisation et de répartition des compétences entre l’Etat et les départements. » En ce qui concerne plus précisément le système de gestion actuel des Ehpad, le député de l’Ain rappelle la proposition de Valérie Pécresse de mettre en place « un meilleur contrôle de ces gestionnaires privés » en mettant en place des « indicateurs de performance » et en faisant fermer les établissements qui ne respecteraient pas un certain nombre d’indicateurs minimaux. La nationalisation serait trop coûteuse pour le président du groupe LR à l’Assemblée nationale – 15 milliards d’euros. « Je préfère qu’ils soient investis dans la réforme de la dépendance et du grand âge » conclut Damien Abad.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le