La secrétaire d'Etat Marlène Schiappa et les ex-ministres Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri étaient sur la scène de Bobino mercredi soir pour une lecture des "Monologues du vagin", texte à succès sur la condition des femmes dans le monde.
Vêtues de noir dans un décor rouge, elles ont tour à tour incarné les témoignages qui composent la pièce de la dramaturge et féministe américaine Eve Ensler, à la veille de la journée internationale des droits des femmes.
Viols de guerre, accouchement, excision, prostitution, changement de sexe, maternité, plaisir féminin... Les trois débutantes ont alterné les passages tantôt poignants, tantôt drôles, comme lorsqu'elles ont simulé des orgasmes, déclenchant rires et applaudissements de la salle.
Les quelque 1.000 spectateurs n'avaient pas payé l'entrée mais étaient invités à faire un don au Collectif féministe contre le viol, une association qui gère un numéro d'information pour les victimes de viol.
"On a donné un relief tout particulier à cette journée des droits des femmes, qui est toujours contestée", a déclaré après la représentation Roselyne Bachelot.
Pour Marlène Schiappa, cette réunion avec d'anciennes ministres, de droite et de gauche, était "une manière de porter un message qui transcende les clivages politiciens".
"L'idée était de lever des tabous", a-t-elle ajouté devant la presse. "On peut parler de nos vagins, ce n'est pas sale!".
De gauche à droite: Marlène Schiappa, Myriam El Khomri et Roselyne Bachelot, mercredi 7 mars 2018 sur la scène de Bobino
AFP
La pièce créée à Broadway en 1996, basée sur des témoignages de femmes de différentes parties du monde, de tous âges et conditions, a connu un succès mondial et a été traduite dans une cinquantaine de langues.
Elle sera également présentée jeudi à Bobino dans la mise en scène de Coralie Miller avec Muriel Robin, Carole Bouquet et Anne Le Nen. Les bénéfices iront cette fois à l'association Le Refuge, qui aide les jeunes victimes d'homophobie.
La soirée de mercredi était organisée par le producteur Jean-Marc Dumontet, propriétaire de Bobino, qui avait été très actif dans la campagne d'Emmanuel Macron pour la présidentielle.
Elle s'est déroulée dans le cadre du "Festival Paroles Citoyennes", dans les théâtres Antoine, Comédia et Bobino du 12 février au 20 mars.
Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».
Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.
Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.
Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.