Julien Denormandie, ministre du Logement, a défendu jeudi l'action du gouvernement pour les sans-abri, l'estimant d'une ampleur sans précédent, après que l'humoriste Blanche Gardin a publiquement refusé d'être décorée en accusant le président Emmanuel Macron de ne pas respecter ses engagements.
"Jamais aucun gouvernement n'avait autant ouvert de places d'hébergement d'urgence", a déclaré M. Denormandie sur la radio France Bleu. "Je ne m'en félicite aucunement, je dis juste que c'est un fait."
Mercredi soir, Blanche Gardin a annoncé dans une lettre à M. Macron, publiée sur Facebook, qu'elle refusait d'être nommée à l'ordre des Arts et des Lettres, accusant le gouvernement de ne pas tenir ses "promesses" et de ne pas mettre "tout en oeuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue".
Lors des premiers mois de son quinquennat, à l'été 2017, M. Macron avait dit ne plus vouloir que des gens soient d'ici la fin de cette année-là "dans la rue, dans les bois ou perdus".
"Tant qu'il y aura encore une personne à la rue, c'est que le travail n'est pas fini", a reconnu M. Denormandie.
L’humoriste Blanche Gardin lors de la cérémonie des César, le 2 mars 2019 à Paris
AFP/Archives
S'abstenant de reprendre un engagement en la matière, alors que des associations évoquent plus de 500 décès de sans-abri l'an dernier, il a renvoyé aux actions du gouvernement en matière d'hébergement d'urgence.
"Quand j'ai été nommé, le dispositif de l'hébergement d'urgence, c'était à peu près 130.000 places, c'était déjà beaucoup", a-t-il détaillé. "Depuis lors, on l'a augmenté considérablement, c'est aujourd'hui 145.000 places. Jamais aucun gouvernement n'avait fait autant."
Sur la ligne d'une réponse déjà publiée la veille au soir sur le réseau social Twitter dans la foulée de la lettre de Mme Gardin, le ministre a rappelé que cette semaine l'exécutif avait annoncé la pérennisation de 6.000 places d'hébergement ouvertes pendant l'hiver.
Au-delà, M. Denormandie a défendu la politique dite du "logement d'abord", qui vise à proposer des solutions durables d'hébergement aux sans-abri, à l'aide notamment du logement social.
"Les personnes qui vivent dans la détresse (...), il faut les sortir durablement pour leur redonner un vrai logement", a-t-il dit. "L'année dernière, on a réussi à faire sortir 70.000 personnes, soit de la rue soit des abris de fortune."
La Fête de l’Humanité s’est tenue ce week-end en Essonne. Elle a vu défiler la plupart des candidats de gauche à la présidentielle, qui se sont tous exprimés lors de meetings organisés indépendamment les uns des autres. Une offre pléthorique à gauche, qui laisse ses sympathisants dans le flou, à huit mois de la présidentielle.
À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).
Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.
Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.