Se posant en « David contre Goliath », Le Pen appelle à « dégager » ses adversaires
Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, s'est posée jeudi soir en réunion publique à Nice en "David...

Se posant en « David contre Goliath », Le Pen appelle à « dégager » ses adversaires

Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, s'est posée jeudi soir en réunion publique à Nice en "David...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, s'est posée jeudi soir en réunion publique à Nice en "David contre Goliath" face à Emmanuel Macron et a appelé à "dégager" ses adversaires.

"J'appelle à nous rejoindre, au moins par le vote, tous les patriotes, pour nous permettre de faire échec non seulement au funeste projet de M. Macron, mais aussi engager sans perdre un quinquennat le redressement du pays. L'enjeu est trop important pour rester neutre!" a lancé Marine Le Pen au Palais Nikaïa devant environ 4.000 partisans.

"Nous sommes David contre Goliath, c'est avec notre amour pour notre pays, que nous terrasserons la soumission, l'abandon, la capitulation, la trahison que l'on cherche à imposer à notre peuple" a-t-elle affirmé.

Les sondages l'annoncent défaite par l'ancien ministre de l'Economie, avec environ 40% des voix contre 60%. Lundi, elle s'est présentée comme "challenger" de cette finale.

Face à elle, une marée de drapeaux tricolores, et des sympathisants criant "On est chez nous!", "Marine présidente!", "On va gagner!", mais aussi quelques centaines de partisans criant, avant le début du meeting et en dehors de sa présence, "Macron! Macron! On t'encule!"

"Le changement reste possible! Je m'y engage! Le 7 mai, la France a l'occasion de reprendre la barre de son destin (...) Je dis aux Français: +Dégagez-les+!", a-t-elle lancé, sous les applaudissements, reprenant là un vocable usité par Jean-Luc Mélenchon avec le "dégagisme".

Elle a d'ailleurs employé le mot comme une des "victoires" de premier tour de son parti.

Ce "dégagisme" engagerait selon elle la "grande recomposition politique" que souhaiteraient les Français face à "l'oligarchie", un dernier mot qu'elle n'utilisait presque jamais avant le premier tour.

"Ils vous ont suffisamment fait souffrir", a-t-elle accusé.

Au premier rang de ses soutiens dans la salle, Jacques Peyrat, ex-cadre FN qui avait quitté le parti pour se faire élire maire de Nice. Dans Le Figaro, Marie-France Garaud, gaulliste historique, a annoncé son soutien pour le second tour.

Mme Le Pen a rendu hommage aux morts de l'attentat du 14 juillet dernier de Nice, fait huer le patron de la métropole, Christian Estrosi, et tenté d'attirer à elle la droite, alors qu'elle est arrivée juste derrière François Fillon dans cette ville au premier tour ( 25,3% des voix contre 26,1%).

Elle a ainsi rappelé toutes ses mesures visant à "remettre la France en ordre", notamment contre le terrorisme ou de "restauration des frontières nationales".

Elle s'est longuement attaquée à M. Macron, "orateur souvent sentencieux et narcissique" et à son "projet de dilution de notre pays".

"M. Macron est notre antithèse parfaite, son projet mondialiste, oligarchique, immigrationniste, individualiste et ultra-européiste va à l'exact inverse du nôtre" a-t-elle insisté. "C'est pour ça que le choix est clair, c'est formidable!"

Son adversaire "a toutes les qualités pour être un bon banquier d'affaires (...), il a le caractère pour cela, l'insensibilité qu'il faut pour ce métier, la capacité de prendre des décisions dans le seul objectif du profit, de l'accumulation d'argent, sans aucune pensée pour les conséquences humaines de ses décisions" a-t-elle accusé, le voyant comme "la plus pure synthèse du système".

Partager cet article

Dans la même thématique

Se posant en « David contre Goliath », Le Pen appelle à « dégager » ses adversaires
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat adopte sa propre version quitte à perturber « l’agenda » de l’exécutif

Mardi soir le Sénat a adopté la proposition de loi soutenue par le gouvernement et visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Néanmoins la Haute assemblée est revenue sur le principe d’une interdiction générale prévue dans la version initiale, pointant son risque d’inconstitutionnalité. Une bataille d’arguments juridiques a marqué la séance. De quoi retarder un engagement pris par le chef de l’Etat.

Le

Illustration Echarpe de Maire tricolore
5min

Politique

Violence envers les élus : « Avec la polarisation de la vie politique, le rapport à la violence a beaucoup évolué » 

Les élections municipales et l’installation des nouveaux maires ont été émaillées par des épisodes de violences : huées à Creil et Mantes-la-Jolie, saccage de la mairie de Fresnes, propos racistes à l’encontre du maire de Saint-Denis. Des faits qui interrogent sur la violence en politique. Un phénomène ardu à caractériser et à étudier, de par son caractère à la fois objectif et subjectif, pour le sociologue Olivier Wieviorka.

Le

Se posant en « David contre Goliath », Le Pen appelle à « dégager » ses adversaires
6min

Politique

« Education intégrale », non-mixité : Edward Whalley, bras droit de Pierre-Édouard Stérin, défend le modèle éducatif de l’Académie Saint-Louis

Auditionné par la commission d’enquête sur le financement privé de la vie démocratique, Edward Whalley a défendu l’action éducative des fondations de Pierre-Édouard Stérin. Le directeur du Fonds du Bien Commun devrait à nouveau être auditionné par la commission sur les autres activités financées par le fonds.

Le