Se posant en « David contre Goliath », Le Pen appelle à « dégager » ses adversaires
Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, s'est posée jeudi soir en réunion publique à Nice en "David...

Se posant en « David contre Goliath », Le Pen appelle à « dégager » ses adversaires

Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, s'est posée jeudi soir en réunion publique à Nice en "David...
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Marine Le Pen, candidate FN au second tour de la présidentielle, s'est posée jeudi soir en réunion publique à Nice en "David contre Goliath" face à Emmanuel Macron et a appelé à "dégager" ses adversaires.

"J'appelle à nous rejoindre, au moins par le vote, tous les patriotes, pour nous permettre de faire échec non seulement au funeste projet de M. Macron, mais aussi engager sans perdre un quinquennat le redressement du pays. L'enjeu est trop important pour rester neutre!" a lancé Marine Le Pen au Palais Nikaïa devant environ 4.000 partisans.

"Nous sommes David contre Goliath, c'est avec notre amour pour notre pays, que nous terrasserons la soumission, l'abandon, la capitulation, la trahison que l'on cherche à imposer à notre peuple" a-t-elle affirmé.

Les sondages l'annoncent défaite par l'ancien ministre de l'Economie, avec environ 40% des voix contre 60%. Lundi, elle s'est présentée comme "challenger" de cette finale.

Face à elle, une marée de drapeaux tricolores, et des sympathisants criant "On est chez nous!", "Marine présidente!", "On va gagner!", mais aussi quelques centaines de partisans criant, avant le début du meeting et en dehors de sa présence, "Macron! Macron! On t'encule!"

"Le changement reste possible! Je m'y engage! Le 7 mai, la France a l'occasion de reprendre la barre de son destin (...) Je dis aux Français: +Dégagez-les+!", a-t-elle lancé, sous les applaudissements, reprenant là un vocable usité par Jean-Luc Mélenchon avec le "dégagisme".

Elle a d'ailleurs employé le mot comme une des "victoires" de premier tour de son parti.

Ce "dégagisme" engagerait selon elle la "grande recomposition politique" que souhaiteraient les Français face à "l'oligarchie", un dernier mot qu'elle n'utilisait presque jamais avant le premier tour.

"Ils vous ont suffisamment fait souffrir", a-t-elle accusé.

Au premier rang de ses soutiens dans la salle, Jacques Peyrat, ex-cadre FN qui avait quitté le parti pour se faire élire maire de Nice. Dans Le Figaro, Marie-France Garaud, gaulliste historique, a annoncé son soutien pour le second tour.

Mme Le Pen a rendu hommage aux morts de l'attentat du 14 juillet dernier de Nice, fait huer le patron de la métropole, Christian Estrosi, et tenté d'attirer à elle la droite, alors qu'elle est arrivée juste derrière François Fillon dans cette ville au premier tour ( 25,3% des voix contre 26,1%).

Elle a ainsi rappelé toutes ses mesures visant à "remettre la France en ordre", notamment contre le terrorisme ou de "restauration des frontières nationales".

Elle s'est longuement attaquée à M. Macron, "orateur souvent sentencieux et narcissique" et à son "projet de dilution de notre pays".

"M. Macron est notre antithèse parfaite, son projet mondialiste, oligarchique, immigrationniste, individualiste et ultra-européiste va à l'exact inverse du nôtre" a-t-elle insisté. "C'est pour ça que le choix est clair, c'est formidable!"

Son adversaire "a toutes les qualités pour être un bon banquier d'affaires (...), il a le caractère pour cela, l'insensibilité qu'il faut pour ce métier, la capacité de prendre des décisions dans le seul objectif du profit, de l'accumulation d'argent, sans aucune pensée pour les conséquences humaines de ses décisions" a-t-elle accusé, le voyant comme "la plus pure synthèse du système".

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