Sébastien Chenu (RN) veut reproduire la stratégie électorale de LREM
Le porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, qualifie d’ « intéressante » la stratégie électorale d’Emmanuel Macron de 2017 et entend la reproduire pour son propre parti.

Sébastien Chenu (RN) veut reproduire la stratégie électorale de LREM

Le porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, qualifie d’ « intéressante » la stratégie électorale d’Emmanuel Macron de 2017 et entend la reproduire pour son propre parti.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Se concentrer sur l’union des droites ? Très peu pour lui. Sur le plateau de Parlement Hebdo ce vendredi 15 juin, le député du Rassemblement national (le nouveau nom du Front national depuis le 1er juin), Sébastien Chenu, a à nouveau désapprouvé la stratégie mise en avant par Marion Maréchal-Le Pen. « Il ne faut pas se limiter à l’union des droites, c’est un peu restrictif », considère-t-il.

L’ancien secrétaire national de l'UMP estime que l’inspiration est à chercher du côté de la République en marche. Sébastien Chenu « trouve intéressant » le chemin qu’a emprunté Emmanuel Macron pendant les élections de 2017 : s’allier avec un autre parti, attirer des gens issus de la gauche et de la droite et s’ouvrir à la société civile.

Pour le député du Nord, le discours du Rassemblement national s’adresse aussi bien à droite qu’aux « déçus » de la gauche. Il reconnaît que la stratégie d’une alliance à droite est pour l’heure limitée. « On souhaite pouvoir s’allier avec des mouvements politiques si eux-mêmes le souhaitent. Ils ne sont pas très nombreux aujourd’hui sur la carte électorale sur la carte électorale française ».

Au début du mois, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), l’un des alliés potentiels, avait adressé une fin de non-recevoir à Marine Le Pen, qui lui proposait de faire une liste commune aux européennes de 2019.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sébastien Chenu (RN) veut reproduire la stratégie électorale de LREM
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le