Sébastien Lecornu garantit aux collectivités territoriales des « ressources équivalentes, à l’euro près »
Le ministre chargé des collectivités territoriales revient sur le projet de loi de Finances 2020 et cherche à rassurer les collectivités sur la suppression de la taxe d’habitation.

Sébastien Lecornu garantit aux collectivités territoriales des « ressources équivalentes, à l’euro près »

Le ministre chargé des collectivités territoriales revient sur le projet de loi de Finances 2020 et cherche à rassurer les collectivités sur la suppression de la taxe d’habitation.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Supprimer la taxe d’habitation pour tous les Français d’ici 2023, c’est le plan du gouvernement prévu dans le projet de loi de Finances. 80 % des Français en seront exonérés dès l’année prochaine. Mais la suppression de cette taxe inquiète les collectivités locales, qui y voit une large perte pour leur budget. 

« Penser qu'il y aurait une poche pour l'Etat, une pour les collectivités, une pour l'hôpital, c'est une vision du contribuable que je ne partage pas » déclare Sébastien Lecornu. « La seule chose qui compte en priorité c'est de redonner du pouvoir d'achat pour nos concitoyens. D'ailleurs nos campagnes, notre ruralité se portera d'autant mieux qu'on aura donné du pouvoir d'achat aux Français ».

Mais le ministre se veut rassurant et assure aux collectivités territoriales que la réforme garantira « un niveau de ressource équivalent à l'euro près aux collectivités territoriales ». « Il y a deux ans, les mêmes personnalités au sein des mêmes associations nous disaient ‘ce dégrèvement à l'euro près est un mensonge’ » analyse Sébastien Lecornu.  « Deux ans plus tard, je fais toujours la même démonstration quand je fais un congrès des maires. Est-ce qu'il y a un maire dans la salle qui peut lever la main s'il a perdu un euro depuis deux ans sur ce dégrèvement de la taxe d'habitation ? »

Le ministre dénonce une communication politique de la part des opposants, notamment le président de l'Association des maires de France François Baroin, qui a évoqué une réforme « très mauvaise ». « Monsieur Baroin a mené la campagne des législatives contre les députés En Marche, il a perdu cette campagne. Maintenant il faut passer à autre chose, la taxe d'habitation c'était dans le programme » déclare le ministre. « Ce qui compte c'est qu'aucune collectivité ne soit lésée dans l'affaire ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
6min

Politique

Affaire Lyhanna : la proposition d’une peine de perpétuité pour les violeurs en série, laisse perplexe le monde judiciaire

A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.

Le

Liffre: Matthieu Pigasse at Le Souffle Breton
12min

Politique

Création d'une fondation, Radio Nova, festivals de musique...Revivez les temps forts de l'audition de Matthieu Pigasse au Sénat

Face à la commission d’enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques, ce 11 juin, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse dit assumer son engagement en faveur de la « bataille culturelle », tout en affirmant défendre l'indépendance et l’identité des médias dont il est actionnaire. « Nous sommes un peu le petit village gaulois d’Astérix au milieu des milliardaires conservateurs », a-t-il insisté.

Le