Sécheresse : face à une « situation historique », Elisabeth Borne active la cellule interministérielle de crise
Alors que la quasi-totalité des départements ont été contraints d’imposer des restrictions d’eau, Matignon a pris la décision d’activer la cellule interministérielle de crise au moment où la France est confrontée à une « sécheresse exceptionnelle »  

Sécheresse : face à une « situation historique », Elisabeth Borne active la cellule interministérielle de crise

Alors que la quasi-totalité des départements ont été contraints d’imposer des restrictions d’eau, Matignon a pris la décision d’activer la cellule interministérielle de crise au moment où la France est confrontée à une « sécheresse exceptionnelle »  
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A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Alors que « cette sécheresse est la plus grave jamais enregistrée dans notre pays », la Première ministre, Elisabeth Borne, a décidé d’activer la cellule interministérielle de crise.  

Un outil à plusieurs fonctions

Le dispositif doit permettre « d’assurer une remontée d’information régulière par les Préfets de département des zones les plus touchées, d’anticiper l’activation éventuelle des plans ORSEC ‘eau’ pour les agglomérations concernées et de coordonner les mesures de sécurité civile nécessaires (approvisionnement en eau des communes, livraison d’eau potable, etc.) », précise le communiqué de presse de Matignon. La cellule de crise sera également chargée du suivi les « impacts de cette sécheresse pour nos infrastructures de production d’énergie et de transport et pour notre secteur agricole, notamment le secteur de l’élevage ».

Une coordination d’autant plus nécessaire puisque « les prévisions météo laissent présager que la situation pourrait perdurer sur les 15 prochains jours, voire devenir plus préoccupante encore », souligne Matignon.
La France a connu depuis depuis le début de l’été plusieurs vagues de chaleur « qui viennent renforcer l’évaporation et les besoins en eau ».
« La sécheresse exceptionnelle que nous connaissons actuellement prive d’eau de nombreuses communes et est un drame pour nos agriculteurs, nos écosystèmes et la biodiversité », ajoutent les services de la Première ministre.

Vers une « priorisation des usages »

Élisabeth Borne a demandé aux Préfets de réunir, « dès la semaine prochaine, dans chaque zone de tension les commissions locales de l’eau et, lorsqu’elles existent, les autres structures de concertation locale de gestion de l’eau » afin de définir « la priorisation des usages en cas de nécessité ». « Des mesures de restriction ont été prises et le seront partout où cela est nécessaire afin de garantir les usages prioritaires de santé, de sécurité civile et d’approvisionnement en eau potable », détaille encore Matignon.
A ce jour, 93 départements font déjà l’objet de restriction d’eau, dont 62 considérés « en crise », le niveau d’alerte le plus élevé.  
En déplacement des les Alpes-Maritimes vendredi 5 août, le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, a indiqué que « plus d'une centaine de communes en France n'ont plus d'au potable car il n'y a plus d'eau dans les canalisations ». 

Depuis 1947, 45 vagues de chaleur ont été recensées en France.
Mais « sur les 35 dernières années, elles ont été trois fois plus nombreuses que sur les 35 années précédentes », selon Météo-France.

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