Second tour de la présidentielle : quel est le profil des électeurs d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen ?
Age, lieux de résidence, profession… Qui sont les électeurs de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à s’être déplacés dimanche 24 avril ? Notre sondage Ipsos-Sopra Stéria a analysé la sociologie du vote du premier tour de l’élection présidentielle.

Second tour de la présidentielle : quel est le profil des électeurs d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen ?

Age, lieux de résidence, profession… Qui sont les électeurs de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à s’être déplacés dimanche 24 avril ? Notre sondage Ipsos-Sopra Stéria a analysé la sociologie du vote du premier tour de l’élection présidentielle.
Simon Barbarit

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Comme pour le premier tour, notre sondage Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, France24/RFI/MCD, Public Sénat/LCP Assemblée Nationale et Le Parisien-Aujourd’hui en France, s’est penché sur la sociologie des électeurs des deux finalistes de l’élection présidentielle.

>> Lire notre article. Présidentielle : Age, profession, lieu de résidence… quel est le profil des électeurs ?

Intéressons-nous d’abord aux reports des voix. Sans surprise, Marine Le Pen fait le plein chez les électeurs d’Éric Zemmour, 73 % d’entre eux ont voté pour la candidate RN, contre 10 % pour Emmanuel Macron.

sondage1.png

Emmanuel Macron a lui bénéficié des reports de voix de Jean-Luc Mélenchon (42 % contre 17 % pour Marine Le Pen), de Yannick Jadot (65 % contre 6 % pour Marine Le Pen), de Valérie Pécresse (53 % contre 18 % pour Marine Le Pen)

En ce qui concerne l’âge des électeurs, comme au premier tour, le président sortant a bénéficié des suffrages des plus âgés. 71 % (contre 29 % pour Marine Le Pen) des 70 ans et plus ont voté pour lui. Au premier tour, la candidate RN avait devancé Emmanuel Macron chez les jeunes de 18-24 ans et de 25-34 ans. Au deuxième tour, c’est l’inverse. Emmanuel Macron est largement plébiscité par les 18-24 ans (61 % contre 39 pour Marine Le Pen). L’écart est de 51 % 49 % en faveur du chef de l’Etat chez les 25-34 ans.

sondage2.png

Autre marqueur de la sociologie électorale, la profession des votants. La candidate RN est en tête avec 67 % des voix chez les ouvriers et chez les employés 57 %. Chez les cadres et les retraités, on assiste à une inversion des courbes. Ils sont 77 % et 68 % à avoir voté Emmanuel Macron.

Le niveau de diplôme a aussi été pris en compte dans notre étude. Le choix des électeurs qui n’ont pas atteint le baccalauréat se partage à 50/50 entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. L’écart se creuse chez les électeurs ayant bac +3 et plus : 74 % ont voté Emmanuel Macron.

Quant au niveau de de revenus, Marine Le Pen (56 %) arrive en tête chez les catégories qui gagnent moins de 1 250 euros par mois, Emmanuel Macron est en tête sans les catégories qui gagnent plus de 3000 euros où il rassemble 65 % des suffrages.

capturesondage3.png

Méthodologie :

Echantillon de 4 000 personnes inscrites sur les listes électorales constituant un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé Du 21 au 23 avril 2022 par Internet via l’Access Panel Online d’Ipsos.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Second tour de la présidentielle : quel est le profil des électeurs d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen ?
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le