Second tour des municipales : mode d’emploi

Second tour des municipales : mode d’emploi

Près de 16 millions de Français sont invités à voter ce dimanche pour le deuxième tour des municipales. Comment le scrutin va-t-il s’organiser ?
Public Sénat

Par Alizé Boissin

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Aménagement des bureaux de vote, port du masque obligatoire, mise à disposition de gel hydroalcoolique... Les règles sanitaires pour la tenue du deuxième tour des municipales s’annoncent minutieuses. L’objectif ? Rassurer les électeurs des 5 000 communes concernées et éviter tout risque de contamination. Un défi de taille quand on sait que l’abstention a déjà atteint le taux record de 56% lors du premier tour le 15 mars dernier.

 

Les conditions de procuration assouplies

 

Les procurations pour le deuxième tour des municipales peuvent être établies jusqu’à la vieille du scrutin. Toutefois, celles réalisées pour la date initiale du second tour, le 22 mars, restent valables pour le 28 juin. Il n’est pas nécessaire d’en établir une nouvelle, si le mandataire n’a pas changé.

La nouveauté de ce scrutin c’est la possibilité pour les mandataires de porter deux procurations au lieu d’une en temps normal. Autre facilité, l’électeur n’aura plus à fournir d’attestation sur l’honneur pour justifier du motif de son absence. Le mandataire devra toutefois être inscrit dans la même commune que l'électeur donnant sa procuration.

Les procurations doivent être établies auprès du commissariat de police ou du tribunal judiciaire, jusqu’à la vieille du scrutin.

 

LIRE AUSSI : https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/municipales-le-senat-reintroduit-un-vote-par-correspondance-et-facilite-les

 

Un mètre de distance entre chaque personne

 

Les bureaux de vote ne feront pas exception à la règle : la distance physique d'au moins un mètre entre chaque personne devra être respectée. C’est ce que souligne le décret du 17 juin 2020 qui prescrit les mesures sanitaires pour ce second tour. Les bureaux de vote seront donc aménagés de manière à faire respecter cette distance minimale et limiter au maximum les contacts.

Pour le même motif, le nombre d'électeurs qui pourra accéder simultanément au bureau de vote sera limité, précise le site service-public, avec « priorité donnée aux personnes vulnérables ».

 

 Masque obligatoire et gel hydroalcoolique à disposition

 

Autre règle essentielle : le port du masque. Si un masque grand public sera suffisant pour les électeurs, les assesseurs devront porter une protection « sanitaire », autrement dit un masque chirurgical ou de type FFP2. L'objectif sera donc que personne n'ait le visage à découvert à l'intérieur des bureaux de vote.  Même contrainte au moment du dépouillement. Les scrutateurs, en charge de l’ouverture des enveloppes, et ceux qui souhaitent assister au décompte des voix.  

Cette règle comporte toutefois une exception : elle « ne s'appliquera pas aux personnes en situation de handicap munies d'un certificat médical justifiant de cette dérogation », à condition qu'elles « respectent les mesures sanitaires », précise le site service-public.

Autre dérogation : les membres du bureau de vote pourront demander aux électeurs de retirer momentanément leur masque pour contrôler leur identité.

Concernant le gel hydroalcoolique, tous les bureaux de vote doivent en proposer. Au minimum, un accès à un point d’eau et du savon est obligatoire. Le coût du matériel sanitaire, y compris les masques et visières de protection fournis aux membres du bureau de vote, sera pris en charge par l’État.

 

Pas d'estampillage obligatoire de la carte électorale

Il ne sera pas obligatoire de tamponner la carte électorale après la signature de la liste d'émargement. L’objectif étant d'éviter les contacts physiques et une éventuelle contamination.

Enfin, le ministère de l'Intérieur recommande d'amener son propre stylo le jour de l'élection pour signer la feuille d'émargement.

Dans la même thématique

Second tour des municipales : mode d’emploi
3min

Politique

Drapeau palestinien à l’Assemblée : « Reconnaître un Etat palestinien, aujourd’hui, ce serait légitimer le Hamas », estime Jordan Bardella

Invité ce mercredi 29 mai de Public Sénat, Jordan Bardella, tête de liste RN pour les élections européennes, a dénoncé les positions de LFI sur le conflit à Gaza et leur attitude dans le débat public. Le président du RN estime que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’est plus d’actualité depuis les attaques du 7 octobre.

Le

Second tour des municipales : mode d’emploi
8min

Politique

Encadrement des cabinets de conseil : le Sénat « revient à l’esprit de la commission d’enquête » en deuxième lecture

Les sénateurs ont adopté à l’unanimité en deuxième lecture la proposition de loi, née en 2022 des préconisations de leur commission d’enquête sur l’influence des cabinets de conseil dans les politiques publiques. Ils ont rétabli plusieurs « ambitions » du texte initial, contre l’avis du gouvernement, tout en acceptant certaines rédactions de compromis avec les députés.

Le

Paris: Candidates for the upcoming European elections taking part in a debate hosted by BFMTV
5min

Politique

Immigration, économie, institutions : que propose le Rassemblement national dans son programme pour les élections européennes ?

Largement en tête des sondages, le parti de Jordan Bardella ne prône plus officiellement une sortie de l’Union européenne, pierre angulaire du programme présidentiel de Marine Le Pen jusqu’en 2017. Mais, avec un slogan plus consensuel, la feuille de route du Rassemblement national s’oppose toujours à bon nombre des compétences de Bruxelles, au nom de la souveraineté nationale.

Le