Secret des affaires: les sénateurs PS déposent un recours
Les sénateurs PS ont annoncé mercredi qu'ils avaient déposé un recours devant le Conseil constitutionnel sur la loi concernant la...

Secret des affaires: les sénateurs PS déposent un recours

Les sénateurs PS ont annoncé mercredi qu'ils avaient déposé un recours devant le Conseil constitutionnel sur la loi concernant la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les sénateurs PS ont annoncé mercredi qu'ils avaient déposé un recours devant le Conseil constitutionnel sur la loi concernant la protection du secret des affaires, estimant que le texte final "met à mal la liberté d’expression et d’information et fait toujours porter des risques sur les journalistes, organes de presse et lanceurs d’alerte".

Mardi, les députés LFI, PCF et PS avaient déposé leur propre recours.

Dans leur recours, les sénateurs du groupe socialiste présidé par Patrick Kanner "ont pointé, en particulier, la définition trop étendue du secret des affaires notamment au regard de la protection des salariés".

Après plusieurs semaines de vifs débats animés par la gauche, les médias et des associations, le Parlement a définitivement adopté jeudi dernier, par un ultime vote du Sénat, la proposition de loi LREM transposant une directive européenne.

Le texte, dont la version finale a fait l'objet d'un compromis entre l'Assemblée et le Sénat, vise à "protéger les entreprises contre le pillage d'innovations, lutter contre la concurrence déloyale", avait défendu la ministre de la Justice Nicole Belloubet, récusant toute restriction de la protection des lanceurs d'alerte ou atteinte à la liberté de la presse.

Plus d'une centaine de rédactions, d'ONG, de journalistes et sociétés de journalistes, avaient appelé Emmanuel Macron à modifier "un outil de censure inédit".

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

« Que ce soit sur le trottoir ou sur l’écran, c’est le même calvaire » : une proposition de loi pour lutter contre le proxénétisme en ligne

Depuis la crise du Covid, les inscriptions sur les plateformes Mym et OnlyFans ont bondi. Ces sites, mettant en lien direct créatrices et consommateurs, permettent de monétiser des contenus intimes, avec leur lot de dérives. Une proposition de loi visant à sanctionner les acheteurs et à élargir le champ de l’infraction de proxénétisme au numérique, a été déposée au Sénat par Marie Mercier (LR).

Le