Secret médical: en cas de violences conjugales « la priorité c’est de sauver la vie » des femmes, selon Schiappa
Une révision du secret médical est justifiée pour permettre aux soignants de signaler "sans réprobation" des violences conjugales...

Secret médical: en cas de violences conjugales « la priorité c’est de sauver la vie » des femmes, selon Schiappa

Une révision du secret médical est justifiée pour permettre aux soignants de signaler "sans réprobation" des violences conjugales...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Une révision du secret médical est justifiée pour permettre aux soignants de signaler "sans réprobation" des violences conjugales "quand une femme est en danger de mort", car "la priorité c'est de sauver la vie de cette femme", a affirmé mardi Marlène Schiappa.

Le gouvernement a annoncé lundi un plan contre les violences conjugales, comprenant un prochain assouplissement du secret médical, afin que les professionnels de santé puissent plus facilement signaler les cas inquiétants.

"Quand vous voyez une femme qui a la mâchoire multiplement fracturée, la langue déchirée, qui vient d'être tabassée et qui repart chez elle, avec son mari violent qui l'a menacée de mort en lui disant +si tu reviens je termine le travail+, je crois que c'est la responsabilité de chacun de faire un signalement au procureur", a déclaré la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes/hommes sur France Inter.

Mme Schiappa a indiqué qu'elle devait rencontrer dans la journée le président de l'Ordre des médecins, Patrick Bouet, pour "travailler à une rédaction qui s'approche de l'objectif défini par le Premier ministre", Edouard Philippe, à savoir "préserver le principe du secret médical (...) mais faire en sorte que quand un soignant a connaissance d'un danger de mort imminente pour une femme, il puisse faire un signalement sans avoir de réprobation de la part de sa hiérarchie".

Cette démarche restera toutefois "laissée à l'appréciation du soignant, qui est un professionnel fondé à identifier quand il y a un danger imminent" et se fera "en prévenant la femme bien évidemment, il ne s'agit pas de faire quoi que ce soit derrière son dos", a-t-elle précisé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le