Sécu: la mesure préconisée par Fillon, n’est pas la « bonne », selon Woerth
Eric Woerth, député de l'Oise, a estimé dimanche que la répartition dans la prise en charge par la Sécurité sociale entre "petits...

Sécu: la mesure préconisée par Fillon, n’est pas la « bonne », selon Woerth

Eric Woerth, député de l'Oise, a estimé dimanche que la répartition dans la prise en charge par la Sécurité sociale entre "petits...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Eric Woerth, député de l'Oise, a estimé dimanche que la répartition dans la prise en charge par la Sécurité sociale entre "petits et gros risques", préconisée par François Fillon, n'était pas la "bonne mesure".

M. Fillon, candidat de la droite à l'élection présidentielle, a plaidé durant la campagne de la primaire pour une prise en charge par la "Sécu" des seuls gros risques, les petits étant remboursés par les mutuelles ou assurances privées. Sa position a suscité inquiétude et critiques jusque dans son propre camp.

"Le programme des primaires de François Fillon, c'est la feuille de route maintenant de l'ensemble de la droite et du centre, il n'est pas question d'y revenir", a dit M. Woerth au Grand Rendez-vous iTELE-Europe 1-Les Echos. "Evidemment, on peut l'enrichir, l'approfondir".

"François Fillon combat le camp des autruches et aussi de tous ceux qui ont peur de tout bouger, parce que tel sondage dit que telle mesure n'emporte pas l'adhésion", a expliqué l'ancien ministre.

"L'assurance maladie, est essentielle, c'est le pacte républicain, François Fillon n'a pas l'intention de casser l'assurance maladie", a assuré l'ancien secrétaire général de LR.

Faut-il concentrer les remboursements par l'assurance maladie sur les seuls gros risques? "Il faut balayer (cette idée), ce n'est pas une bonne manière de voir les choses, il faut protéger la protection sociale", répond M. Woerth.

"François Fillon a lancé un débat sur la santé, on ne peut pas laisser la santé en l'état", ajoute le député de l'Oise.

Selon lui, "l'assurance maladie se veut universelle, elle a pour vocation de couvrir tous les Français, il n'y a pas de recul (sur la position de M. Fillon), il y a une explication".

"Le patient continuera à être remboursé par la sécurité sociale, la notion de petit ou grand risque n'est pas efficace", a-t-il dit.

La répartition entre petits et grands risques "est dans le programme, ça a été écrit à un moment donné dans la primaire, il faut aller plus loin que ça, ce n'est pas une priorité pour juillet ou août 2017", a dit M. Woerth, qui soutenait à la primaire Nicolas Sarkozy.

"La répartition petits et gros risques n'est pas la bonne mesure, la sécu vaut pour tout le monde et pour tous les risques", a-t-il enchaîné, plaidant en outre pour une réforme de la carte hospitalière.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sécu: la mesure préconisée par Fillon, n’est pas la « bonne », selon Woerth
3min

Politique

L’impatience des sinistrés des incendies de l’été « Il faut accélérer les procédures » de reconstruction

L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.

Le

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le