Sécurité dans les manifestations des « gilets jaunes » : « On a perdu trop de temps » selon Frédéric Péchenard
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Frédéric Péchenard, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité estime que le gouvernement a trop tardé à agir en matière de sécurité dans le cadre des manifestations des « gilets jaunes ».

Sécurité dans les manifestations des « gilets jaunes » : « On a perdu trop de temps » selon Frédéric Péchenard

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Frédéric Péchenard, vice-président LR de la région Ile-de-France chargé de la sécurité estime que le gouvernement a trop tardé à agir en matière de sécurité dans le cadre des manifestations des « gilets jaunes ».
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que se profile un vingtième week-end de manifestation des « gilets jaunes », l’ex-directeur général de la police, Frédéric Péchenard, estime ce matin que le gouvernement a trop tardé dans sa gestion de la sécurité : « On a perdu trop de temps. On est resté trop longtemps sur la posture : ce sont des manifestants. » Il ajoute : « Quand vous avez des gens qui mettent le feu aux voitures, qui attaquent les symboles de la République, qui pillent des magasins, qui agressent des policiers pendant des semaines, la réponse ne peut pas être : les gens ont le droit de manifester. »

Il n’hésite pas à employer le terme d’émeutiers : « Ce ne sont pas des manifestants mais des émeutiers et ils doivent être traités comme des délinquants. »

Pourquoi le gouvernement a-t-il été si long à réagir ? Frédéric Péchenard pointe la doctrine du maintien de l’ordre : « Il y a eu une part légitime d’inquiétude car le maintien de l’ordre à la française se fait sans contact. C’est une bonne doctrine mais qui est employable seulement dans le cadre du maintien de l’ordre. Quand vous avez affaire à des délinquants, il faut passer d’une phase statique à une phase dynamique.

Le préfet Delpuech « a été un fusible »

Après les violences à Paris du 16 mars, le préfet Delpuech a été limogé et remplacé par Didier Lallement, ancien secrétaire général du ministère de l’Intérieur et ancien préfet de la région Aquitaine. « Il a été évidemment un fusible » lâche ce matin Frédéric Péchenard.

Il défend l’ancien préfet et souligne que celui-ci ne fait que répondre aux ordres donnés : « Le préfet de police n’est pas responsable de tout ce qui se passe en France. De ce que j’ai vu récemment à Bordeaux, à Toulouse, à Avignon, les choses se sont passées comme à Paris. Le Préfet de police est un fonctionnaire qui obéit aux instructions qui lui sont données par le gouvernement. »

Le préfet Delpuech « a été un fusible » selon Frédéric Péchenard
00:29

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le