Sécurité, pollution, municipales : revivez les temps forts de l’interview d’Anne Hidalgo
La maire de Paris était l'invitée de Territoires d'Infos, en partenariat avec les Indés Radios, et la presse quotidienne régionale. Sécurité, Vélib, pollution, J.O, Anne Hidalgo a détaillé les grands dossiers de la ville de Paris

Sécurité, pollution, municipales : revivez les temps forts de l’interview d’Anne Hidalgo

La maire de Paris était l'invitée de Territoires d'Infos, en partenariat avec les Indés Radios, et la presse quotidienne régionale. Sécurité, Vélib, pollution, J.O, Anne Hidalgo a détaillé les grands dossiers de la ville de Paris
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

7 min

Publié le

Mis à jour le

Municipales de 2020, enjeux de mobilité, démission de son premier adjoint Bruno Julliard : les dossiers sont nombreux pour la maire de Paris, que nous recevons pendant une heure, de 7h30 à 8h30 dans la matinale de Public Sénat. L'élue socialiste, qui publie "Respirer", un plaidoyer sur l'écologie, répondra aux questions des journalistes de Public Sénat et de la presse quotidienne régionale. Une interview à suivre en direct sur le canal 13 de la TNT et sur PublicSenat.fr.

8H24 : Municipales 2020 ? « Ce n’est pas le temps des candidatures » répond Hidalgo

Municipales 2020 ? « Ce n’est pas le temps des candidatures » répond Hidalgo
00:46

La maire de Paris n’a pas souhaité répondre sur la question d’une éventuelle candidature à sa réélection pour les municipales de 2020. « Il y a encore du temps, j’ai devant moi plus d’une année de réalisations » a-t-elle éludé évoquant, la réalisation de crèches, de logement sociaux, de pistes cyclable ou encore l’inauguration du nouveau tronçon du tramway reliant porte d’Asnière à porte de la Chapelle ».

8h15. Police municipale à Paris : Anne Hidalgo ne ferme aucune porte et veut consulter les électeurs

Police municipale à Paris : Anne Hidalgo ne ferme aucune porte et veut consulter les électeurs
02:16

C’est une particularité propre à cette ville : Paris ne compte pas de policiers municipaux. Une étude est en cours pour y répondre. « J’ai lancé cet audit pour savoir si la sécurité des Parisiens est bien assurée. Et je pose précisément la question : est-ce qu’une police municipale permettrait de rehausser le niveau de sécurité des Parisiens ou pas ? » a expliqué Anne Hidalgo dans notre matinale Territoires d’infos. « Je ne ferme pas du tout ces sujets là aujourd’hui », a-t-elle ajouté.

La maire de Paris précise qu’elle souhaite que la population soit consultée sur ce choix. « Je préfère qu’on ait tous les éléments sur la table, qu’on les partage et que les Parisiens puissent eux-mêmes se prononcer », a-t-elle insisté.

Selon elle, l’audit devra également donner des réponses sur le volet budgétaire mais aussi sur les implications en termes de « relations avec l’État », qu’elle juge harmonieuses. Elle souligne la « confiance » et la « cohésion » avec les autres autorités comme la préfecture lors des attentats qui ont endeuillé la ville en 2015.

« Paris est une ville plutôt sûre, mais quand même avec des problèmes, avec des quartiers où ça ne va pas », a également déclaré Anne Hidalgo, pointant le problème de la drogue.

8h11. « Il y a des quartiers qui sont complètement pourris par la drogue »

Hidalgo : « Il y a des quartiers qui sont complètement pourris par la drogue »
02:06

Sur la question de la présence du trafic de drogue et notamment du crack, au nord de Paris, Anne Hidalgo affirme ne pas être « dans l’angélisme ». « Bien sûr qu’il y a un problème. Vous savez, il y a des quartiers qui sont complètement pourris par la drogue. Et pour moi, le sujet n’est pas tant de savoir s’il faut légaliser ou pas la consommation du cannabis, c’est de savoir s’il n’y a pas un plan contre la drogue qui doit être porté par ce pays avec force car c’est une économie qui vient abîmer tout. Vous ne pouvez plus porter un message républicain avec l’école » affirme Anne Hidalgo.

« Il faut rehausser les moyens. (…) Je pense qu’il faut vraiment un plan anti-drogue (…) et écouter les maires des territoires. Ce plan anti-drogue est indispensable si on veut remettre de la République dans ces quartiers. Le problème à Paris est réel (…) il faut de la présence policière » ajoute la maire PS de Paris.

8h04. Sur les JO 2024, « il n’y aura pas de mauvaises surprises »

Sur les JO 2024, « il n’y aura pas de mauvaise surprise » assure Hidalgo
01:32

Sur les Jeux olympiques de 2024, organisés à Paris, Anne Hidalgo assure qu’« il n’y aura pas de mauvaises surprises. On est dans un contexte où il n’y a à créer que 5% des infrastructures. On est sur des jeux qu’on a voulus sobres sur le plan écologique et économique ».

« Mais il faut faire attention. Les inquiétudes que j’ai encore sont plutôt sur la question des transports. Je pense qu’on est en train de prendre un peu de retard de façon général sur le Grand Paris Express » ajoute la maire PS de Paris. « Je n’ai pas la compétence sur les transports. Non pas que je veuille la prendre à la région mais il devrait y avoir un partage et une écoute plus grande » ajoute Anne Hidalgo.

7H58. Vélib : Hidalgo « en colère » mais « prend ses responsabilités »

Hidalgo « en colère » mais « prend ses responsabilités »
01:29

La maire de Paris reconnaît avoir vécu un coup dur lors du changement d’opérateur de Vélib’. « Bien sûr que j’ai été, comme tous les parisiens, en colère (…) de voir que ce service ne fonctionnait pas et qu’il y avait quelque chose qui était abîmé. J’en prends la responsabilité ». Anne Hidalgo indique avoir fait « une inspection générale de ses services pour voir pourquoi on a eu cette entreprise (smovengo) qui finalement n’était pas au rendez-vous au moment où elle devait l’être ».

7h55. Sur la fin d’Autolib : « Le groupe Bolloré nous poussait à cette décision »

Sur la fin d’Autolib : « Le groupe Bolloré nous poussait à cette décision » affirme Hidalgo
02:02

Sur la fin d’Autolib, Anne Hidalgo affirme qu’« il fallait prendre cette décision, car le groupe Bolloré nous poussait à cette décision. La demande de 135 millions d’euros que devraient payer toutes les communes n’était pas raisonnable. Il y avait une dégradation du service, un certain nombre de choses qui n’allaient plus ».

7h52. « Nous ne ferons jamais de péage à Paris »

Hidalgo : « Nous ne ferons jamais de péage à Paris »
00:52

Interrogée sur le système de péage urbain pour les voitures, qui a été mis en place à Londres, la maire de Paris en exclut le principe. « Le péage qui a été fait à Londres est un péage que nous ne ferons jamais de notre côté » affirme Anne Hidalgo. « On ne va pas mettre une barrière avec ceux qui pourraient rentrer, et ceux qui ne pourrait pas, qui resteraient dehors. (…) Nous ne ferons jamais de péage à Paris ».

7H40 . Diesel : « L’Europe est beaucoup trop timorée sur les questions de qualité de l’air »

Hidalgo: Diesel : « L’Europe est beaucoup trop timorée sur les questions de qualité de l’air »
01:49

La maire de Paris est revenue sur l’une de ses promesses de campagne lors des dernières municipales : interdire les véhicules diesel dans la capitale pour 2024. « Il y a eu des discussions et il y a eu des moments difficiles mais aujourd’hui c’est clair. Tous les constructeurs ont tous changé d’axe stratégique. Ils vont tous vers de la mobilité propre (…) aujourd’hui on est plutôt dans un accord gagnant gagnant avec les constructeurs automobiles ».

Néanmoins, Anne Hidalgo estime que la commission européenne « est beaucoup trop timorée sur les questions de qualité de l’air » mais aussi « contradictoire ». « D’un côté, la commission va sanctionner les pays pour non-respect des normes en matière de qualité de l’air et d’un autre côté elle va donner ce fameux permis de polluer » a-t-elle fustigé. Une référence à la « marge de tolérance de 110% pour les émissions d'oxyde d'azote pour les nouveaux modèles de véhicules ». 

Partager cet article

Dans la même thématique

Sécurité, pollution, municipales : revivez les temps forts de l’interview d’Anne Hidalgo
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le