Sécurité sociale : ce n’est pas une « remise en cause », selon le Premier ministre
Lors des questions d’actualité au gouvernement jeudi, la présidente du groupe communiste au Sénat, Éliane Assassi, a posé une question au Premier ministre concernant la suppression de la référence à la sécurité sociale dans la Constitution, lui préférant le terme « protection sociale ».

Sécurité sociale : ce n’est pas une « remise en cause », selon le Premier ministre

Lors des questions d’actualité au gouvernement jeudi, la présidente du groupe communiste au Sénat, Éliane Assassi, a posé une question au Premier ministre concernant la suppression de la référence à la sécurité sociale dans la Constitution, lui préférant le terme « protection sociale ».
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Dans le cadre de la révision constitutionnelle, le député LREM Olivier Véran a fait adopter à l’Assemblée nationale, le 2 juillet dernier par la majorité présidentielle, un amendement pour retirer le terme de « sécurité sociale » dans la Constitution. L’amendement qu’il a fait adopter, selon Éliane Assassi, sénatrice communiste de Seine-Saint-Denis, « vise à remplacer « sécurité sociale » par les mots « protection sociale » ». « Il porte en lui la destruction de ce grand service public solidaire et protecteur de notre nation » affirme-t-elle.

La sénatrice interpelle le Premier ministre : « Les Français et les Françaises sont très attachés à notre système de sécurité sociale. La sécu, c’est un véritable trésor national (…). Ensemble, nous saurons nous mobiliser pour empêcher sa disparition ».

Édouard Philippe répond qu’il « partage » l’attachement exprimé de la sénatrice au système social français, qui a « refondé le socle de notre pays après la Seconde Guerre mondiale ».

« Je respecte trop les parlementaires pour formuler un quelconque commentaire » commence-t-il, avant de répondre sur les motivations de l’amendement : « En aucune façon il ne s’agit de mettre en cause la sécurité sociale. Il s’agit simplement, en préservant la sécurité sociale, de faire en sorte que la loi puisse également prendre en compte des domaines qui aujourd’hui ne relèvent pas de la sécurité sociale ».

Le Premier ministre illustre son propos : «  Imaginez que l’année prochaine, à l’occasion de la réforme des retraites, nous voulions compléter le dispositif actuel, par un dispositif adapté sur la dépendance. Techniquement, il ne relèverait pas de la sécurité sociale » explique Édouard Philippe qui affirme vouloir aller « plus loin » dans le but de « renforcer, pour que la solidarité qui lie les citoyens entre eux, trouve de nouvelles forces pour accomplir sa mission initiale ».

À ces arguments, Éliane Assassi répond : « Si on ne veut pas toucher à la sécurité sociale, on n’y touche pas ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Sécurité sociale : ce n’est pas une « remise en cause », selon le Premier ministre
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le