Sécurité sociale : premier « zigzag » pour François Fillon ?
Alors qu’il promettait, hier, une campagne sans « zigzags, François Fillon reconnait, ce matin, ne pas « avoir été bon » sur ses propositions  sur la Sécurité Sociale.

Sécurité sociale : premier « zigzag » pour François Fillon ?

Alors qu’il promettait, hier, une campagne sans « zigzags, François Fillon reconnait, ce matin, ne pas « avoir été bon » sur ses propositions  sur la Sécurité Sociale.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« On n'a pas été bons, on n'a pas été clairs dans nos propositions » sur la Sécurité sociale, a affirmé l'ancien Premier ministre. Une phrase en forme de mea culpa de la part du candidat de la droite à la présidentielle, ce matin, sur BFMTV-RMC.  L’ancien Premier ministre concède  que ce qu’il a « écrit a été mal compris ». « Je l'ai retiré, j'ai lancé un débat avec l'ensemble des responsables de la santé, les médecins » annonce-t-il.

Difficile ce mercredi de ne pas rapprocher ses regrets avec la tonalité de ses vœux hier, où François Fillon promettait une campagne  sans « zigzags ». « La démocratie, ça n’est pas un programme pour les primaires, un autre pour les présidentielles et pourquoi pas encore un programme pour les législatives ? » martelait-il. Attaqué par la gauche et le FN depuis sa victoire à la primaire de la droite,  sur ses propositions sur la Sécurité sociale, François Fillon les avait retirées, quinze jours plus tard, de son site de campagne.  Pour mémoire, l’ancien Premier ministre  écrivait que «pour assurer la pérennité de notre système de santé », il fallait « focaliser l'assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée, et l'assurance privée sur le reste. Les moins favorisés ne pouvant accéder à l'assurance privée bénéficieront d'un régime spécial de couverture accrue».

Interrogé, ce matin, sur son changement de position sur la question des mutuelles, l'ex-locataire de Matignon a concédé: « Il y a parfois des porte-parole qui sont un peu rapides, puis comme on est en train de fusionner des équipes qui faisaient campagne pour des candidats différents, il y a encore un peu de réglages à faire, je le reconnais ». Amateur de sport automobile, François Fillon connait l’importance des réglages pour éviter les têtes- à-queue.

Partager cet article

Dans la même thématique

Sécurité sociale : premier « zigzag » pour François Fillon ?
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le